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Lyon- les putes dans la rue, compte rendu

lundi 21 mars 2011
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Samedi 19 MARS

Place des Terreaux, à 14h30, nombreuses sont les banderoles… et les photographes. Plusieures personnes portent des costumes de putes de tous les temps : une courtisane, une catin, etc’… De nombreuses personnes se camouflent derrière des masques blancs, et des perruques.

La marche durera presque deux heures, pour rejoindre l’eglise Saint-Nizier. Sur le chemin, differentes réactions. Un type tente d’insulter… il sera désigné et montré du doigt au son de « Client !client !client ! » et vite abandonné de ses amis. Une lycéene traversera la manif au bras de sa pote, en criant : « allez vous faire enculer ! » Mais la plupart des passants restent observateurs, souvent à l’écoute, dans l’attente.

Pour mettre le ton, le devant du cortège avance en s’écriant : « Je suis pute, je suis fière, Collomb/Sarkozy c’est la guerre ! » Mais dès l’arrivée de slogans revendiquant le droit au travail et à payer des impôts, l’arrière du cortège a élevé sa propre voix : « on paie pas d’impôts, on est des grosses putes ! ». D’autres phrases ont trouvé de l’écho parmis nous : « L’Elysée en feu, les proxo au milieu ! ». « A bas les maris, a bas les curés, a bas les proxo, a bas l’Etat ! » fut scandé dans un crescendo auquel des sourirs ont largement répondu.

A la moindre apparition des uniformes, une ligne s’arrêtait : « flics, violeurs, assassins ! » en les désignant. Quant aux bourgeois se balladant le samedi après midi dans le deuxième, ils ont eu droit à une remise en cause : « Un mari, c’est le même client, pour toute la vie ! » et « mon corps, est un champs de bataille ». Sans parler de l’interprétation de la chanson de Brel qui les compare aux cochons. Pour les plus rétissants, une version explicite : « si je sais faire une pipe, je sais faire une bombe » ! Les terrasses ensoleillées ont pû s’interroger sur le sens de « moins de marriages et plus de pillages ! » et « le bordel, c’est dans la rue ! » (contre l’ouverture des maisons closes).

Les journaleux nous ont collé une bonne partie de la manif, jusqu’à ce que les premières cacahouètes heurtent leurs lunettes. Aux micros de France 3 qui tentaient d’interviewer des passants, le son fut saturé de « Etat proxenete, journalistes complices ! ». Harry Roselmack souriait d’un air partenaire, sûrement fière d’etre reconnu.

Une douzaine d’oeufs ont été lancés sur des vitrines de banques, et ont de même attéri sur le blouson de la star télévisée, au son de « TF1 c’est les putes de l’Etat ! ». Et puis, devant une église, des cris de jouissances après « Carla Bruni, est une collègue ! ». Les portes de l’Eglise Saint-Nizier ont été fermées à notre arrivée.

Enfin, les rues ont été colorées de nos propres teintes, et malgré l’impossibilité de trouver des alliés- sachant le deuxième arrondissement en zone ennemie- le défilé nous a permis de nous rencontrer, d’avancer avec cynisme, sans aucun sentiment de honte ni de culpabilité.

« Je ne retournerai pas à l’uisine ! pute si je veux, soumise quand je veux ! »

…………………..

Le 18 Mars, les personnes travailleuses du sexe, les putes et autres alliées s’étaient retrouvé pour les Assises. La prostitution étant illégale, les personnes sont arrêtées pour deux motifs : racolage passif (mini jupe ou annonce) et proxenetisme (partager un appartement, faire le site d’une escorte, distribuer des brochures … ce qui peut les pousser a travailler).

Voila un compte rendu de la manif paru sur mediapart, qui n’est pas mal : http://blogs.mediapart.fr/blog/flor...

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