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Manif antifa à Tours : compte-rendu en images et en sons

lundi 17 janvier 2011
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Samedi, entre 2000 et 3000 personnes se sont réunies à partir de 14h30 place de la Liberté pour manifester contre la tenue du congrès du Front national à Tours. Dans ce cortège ouvert par la LDH et fermé par le PS, beaucoup de rouge et de noir : NPA, Alternative libertaire, maos, Scalp, Amis de l’égalité, anars... Côté syndicats, ce sont Solidaires et la FSU qui étaient les plus nombreux. En tête, Radio Béton, qui fêtait ce week-end ses 25 ans, donnait le ton :

Le cortège a remonté dans le calme l’avenue Grammont, scandant les traditionnels slogans anti-FN, mâtinés de slogans en solidarité avec la Tunisie : « Ce sont les tunisiens qui ont raison, à bas la dictature, les fachos et les patrons » ; de slogans féministes ou encore d’un très entraînant : « Je chie sur la France, je chie sur sa bannière, le combat ouvrier ne connaît pas de frontières »...

Arrivés vers 16 heures place Jean-Jaurès, les manifestants s’engagent dans un face-à-face tendu mais encore calme avec les CRS qui gardent l’accès au Vinci, qui se trouve à 400 mètre de là, le long du boulevard Heurteloup. Quelques pavés sont descellés et commencent à voler, mais les flics campent toujours sur leurs positions.

Un peu avant 17 heures, les flics arrosent la place de lacrymogènes. Les manifestants la désertent, puis reviennent par petits groupes. C’est alors que les canons à eau commencent à faire mouvement, arrosant les quelques dizaines de vélléitaires se trouvant encore sur la place. Les premières arrestations sont signalées, accompagnées de violences policières : passages à tabac, etc.

Immédiatement après, les flics commençent à remonter l’avenue Grammont, arrosant allègrement les terrasses des cafés à la lacrymo. Clients, passants et manifestants se réfufient à l’intérieur des bars. Parmi eux : des enfants, des personnes âgées, un bébé. C’est alors que les premiers feux de poubelle sont allumés. Les manifestants qui affrontent les flics sont très jeunes, et une bonne part est issue des quartiers populaires.

Un groupe de civils surgit, tire quelques flashballs en direction de la foule sans respecter les distances de sécurité. Plusieurs d’entre eux sont vus mettant en joue les manifestants sans faire usage de leurs armes, ce qui est parfaitement illégal. Le groupe de civils se précipite vers un jeune manifestant, le plaque au sol et éloigne ses camarades. Ces flics sont très énervés et ne supportent pas d’être pris en photo.

Vers 18 heures, les flics se sont retirés. La place Jean Jaurès est de nouveau accessible, et les manifestants ne sont plus désormais qu’une poignée. Les flics bloquent encore le boulevard Heurteloup et organisent un périmètre de sécurité au début de la rue Nationale, dans laquelle néanmoins les badauds continuent de faire leurs courses. Finalement, 22 personnes auraient été arrêtées, dont beaucoup de mineurs. Quant aux médias qui attendaient de la casse, ils en seront pour leurs frais : ni vitrines ni abribus n’ont été touchés.

Lire le récit d’un passage à tabac sur le site de Demain Le Grand Soir>>

Marie-Anne Boutoleau.


Comme promis, nous avons interrogé le PS d’Indre-et-Loire sur les raisons qui ont poussé la mairie de Tours à accepter que le congrès du FN ait lieu en plein centre-ville. Ecoutez la réponse du maire de La Riche, une commune qui jouxte Tours. L’homme soutient également une thèse étonnante au sujet du blocage du centre ville :

IMG/mp3/ps37.mp3
MP3 - 2.5 Mo

La location du Vinci était-il aussi impérative ? De nombreux militants des autres orgas présentes sont plus que sceptiques, à l’image de ce responsable du Parti de Gauche local :

IMG/mp3/pg37.mp3
MP3 - 2 Mo

M.-A. B.

(photos, texte et sons sont distribués sous licence Creative Commons By-Nc-Sa)

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