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Quelques notes... [2-CFE-Du travail-De la justice-Du diplôme]

mardi 12 février 2013
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A l’origine le mot travail désigne les activités qui font souffrit physiquement et ce pratiquement dans toutes les langues. Le mot travail, en français, vient du latin tripalium qui est un instrument de torture. Le travail est l’activité que l’on fait avec son corps pour produire quelque chose. C’est la condition élémentaire de la vie humaine. Plus tard le mot travail a été étendu à toutes les activités avant de devenir synonyme de salariat. Si on se place d’un point de vue étymologique, abolir le travail ne pourrait se faire qu’à la seule condition d’abolir l’humanité ou d’exclure un grand nombre de personnes de l’humanité.

C’est pourquoi je ne parlerais pas d’abolir le travail. La confusion étymologique ouvre la porte à de nombreux malentendus.

Qu’est-ce que le judiciaire a à voir avec la justice ? Une décision judiciaire est applicable, qu’elle soit juste ou injuste, vraie ou fausse. Le judiciaire présuppose l’absence de justice.

A quoi bon parler de « justice bourgeoise » ? Comme s’il suffisait de remplacer les têtes bourgeoises par des têtes prolétaires plutôt que de tout repenser, inventer, innover, imaginer ?

Je vais être obligé de parler de moi pour expliquer comment cette idée que le diplôme est aussi dangereux qu’utile m’est venue.

J’ai dans ma vie fréquenté quelques usines, quelques chantiers, j’ai été plombier, ramoneur et dans ces métiers là j’ai rencontré d’excellents ouvriers qualifiés qui n’avaient même pas un CAP.

J’ai aussi pour mon malheur, fréquenté des lieux d’en-fermement et de non droit dans lesquels il peut vous arriver n’importe quoi sans que vous puissiez même en témoigner (en fait si on peut témoigner mais qui va croire au témoignage d’un fou ?) appelés hôpitaux psychiatriques. J’ai donc eu l’occasion de fréquenter des médecins psychiatres, des infirmièr(e)s , des fous donc (qui la plupart du temps ne sont pas plus fous que les gens dehors).

Pour expliquer ce qui se passe avec les médecins psychiatres et les infirmièr(e)s dans les HP, je vais faire un parallèle avec le permis de conduire. Tartempion prend des leçons de conduite, il écoute ce qu’on lui dit, il s’applique à conduire correctement, il passe l’examen avec succès et obtient son permis de conduire. Mais voilà, maintenant qu’il a son permis de conduire, il grille les stops, les feux rouges, dépasse les limitations de vitesse, fait des appels de phares aux autres conducteurs. Et imaginez qu’à quelqu’un lui faisant remarquer qu’il conduit comme un chauffard il réponde « Taisez-vous ! J’ai pris des leçons de conduite et j’ai mon permis de conduire ! ».

C’est exactement ce qu’il se passe dans beaucoup d’HP avec les médecins et les infirmier(e)s. Prenons l’exemple de la dissociation (il se trouve que moi aussi j’ai fait médecine bien que je ne sois pas médecin, j’ai la prétention de savoir de quoi je parle sans prétendre m’accorder le droit de pratiquer la médecine). La dissociation se rencontre dans de nombreux troubles mentaux et pas uniquement la schizophrénie, aucun médecin psychiatre ne peut l’ignorer. Pourtant ce que font beaucoup de médecins psychiatre en pratique, c’est qu’ils cherchent à savoir si le patient est dissocié pour lui diagnostiquer une schizophrénie. Chose amusante en France les médecins psychiatres voient des schizophrènes partout alors que les médecins anglais voient des bipolaires partout. Le même patient sera schizophrène en France et bipolaire en Angleterre.

Le délire, s’il est défini précisément en psychiatrie, en pratique les psychiatres ne savent pas comment il se manifeste et jugent du pif au mètre. Ce relève le plus souvent de la plus parfaite fainéantise professionnelle. Ainsi la désignation du délire mystique varie en pratique en fonction des convictions religieuses de chaque psychiatre. Le plus souvent est délirant mystique qui a une croyance peu orthodoxe. Qu’on me laisse rire à pleins poumons parce que des psychiatres qui diagnostiquent des délires mystiques et qui croient qu’une vierge à enfanté du fils de Dieu et qu’après ça elle était toujours vierge, qui croient en l’astrologie et la radiesthésie et autres conneries, c’est pas ça qui manque. En quoi eux-mêmes seraient moins délirants que les gens qu’ils font envoyer en chambre d’isolement avec piqûre dans le cul ?

J’ai déjà témoigné à l’époque où j’écrivais encore dans la revue « Minorités » (que j’ai quitté définitivement depuis) :

http://www.minorites.org/index.php/...

Je recopie sur Indymedia Paris, ces quelques notes que j’ai prises en prévision de la rédaction d’un ouvrage sur l’insurrection.

Christophe F. Ennajoui

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  • Quelques notes... [2-CFE-Du travail-De la justice-Du diplôme] 19 février 2013 11:09, par Christophe F. Ennajoui

    J’arrive pas à me faire comprendre à un ami communisateur. Le mot travail existait avant le travail. Le travail tel que défini par les communisateurs marxisants est né il y a environ 500 ans. A l’origine, je parle bien de l’étymologie pas la peine de me refaire le Capital, le mot travail désigne les activités destinées à "fabriquer" "produire" quelque chose et qui font souffrir physiquement et si et seulement si elles sont nécessaire à la survie humaine en tant que telles. Autrement c’était pas du travail même si c’était pour répondre à un besoin de survie sociale. Alors on ne va pas chercher midi à quatorze heure, et inutile de tirer une ou deux phrases de leur contexte, il est ici question des origines du mot.

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