Recherche

Indymedia

Publiez

Infos locales

Lire plus...

Infos globales

Lire plus...

En attente

Lire plus...

Quelques notes... [1]

samedi 9 février 2013
impression 0 réaction

A l’origine, dans la société Grecque antique, le privé n’est pas l’intime qui n’apparaîtra que beaucoup plus tard. Le domaine du privé est là où on est privé de... privé de liberté, privé de son humanité. Dans le domaine du privé s’exerce la tyrannie du chef de famille. Les femmes, les enfants, les esclaves sont privés de leur liberté, privés de leur humanité. Le domaine du privé est « l’endroit » où s’exerce la violence comme modèle d’action, à l’inverse du domaine politique où la parole est érigée en valeur suprême.

D’une manière où d’une autre ce modèle a peut-être servi de terreau aux violences familiales (violences faites aux femmes, aux enfants).

Je passe sur l’irruption du domaine social dans cette petite note.

Il est a noter que nous assistons à une disparition du domaine du privé. Ce pourrait être une bonne chose mais malheureusement il se peut fort que se soit au seul profit des porteurs de charges d’Etat.

Il n’y aurait donc plus qu’une dichotomie entre le groupe des individus-masse sans prérogatives ni charges d’Etat, et le groupe des individus se distinguant par leur dignité. En latin « dignitas » désigne les apparats que portent ceux qui disposent d’une charge d’Etat. On est digne quand on dispose d’une charge.

Pour illustrer ce propos et sans vouloir, pour le moment rentrer dans le débat sur l’utilité ou l’inutilité et l’exemplarité ou l’absence d’exemplarité de la punition, je ferais remarquer que la mort du préfet Erignac à coûté plus cher à ceux qui ont été accusés de son assassinat, qu’à des centaines voire des milliers de maris qui ont envoyé « leurs » femmes à la morgue. Il est toujours plus coûteux de dire « nique la police » à un agent que de traiter une femme de « grosse pute de salope » dans la rue.

Les mesures juridiques d’exception tendent à devenir la norme (LOPPSI 1, LOPPSI 2, arsenal antiterroriste flou et applicable pour un peu n’importe quoi, à un peu n’importe qui).

Autre chose. Les violences faites aux femmes et aux enfants sont de moins en moins tolérées. Je ne vais pas m’en plaindre. Mais encore une fois il se pourrait que ce ne soit malheureusement que poudre aux yeux et que cela inaugure le total monopole de la force par l’Etat. (Ce qui ne veut pas dire qu’il faut défendre l’emploi de la force par les chefs de famille contre les femmes et les enfants)

Le total monopole de la force par l’Etat rentrerait peut-être dans le cadre d’une démocrature qui interdit tout changement.

Christophe F. Ennajoui

L'ajout d'informations complémentaires est fermé car l'article à plus de 365 jours
CopypLeft CopyLeft Indymedia (Independent Media Center). Sauf au cas où un auteur ait formulé un avis contraire, les documents du site sont libres de droits pour la copie, l'impression, l'édition, etc, pour toute publication sur le net ou sur tout autre support, à condition que cette utilisation soit NON COMMERCIALE.

Ceci est une plateforme de publication libre. Le collectif qui gère le classement des contributions n'endosse aucunement les propos et ne juge pas de la véracité des informations. Ce sont les compléments et réactions des Internautes, comme vous, qui servent à évaluer la qualité de l'information.