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NON à l’accord d’(in)sécurisation de l’emploi ! Initiatives à Lyon

mercredi 30 janvier 2013
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Larbins à vie ? Hors de question !

L’accord sur la « sécu­ri­sa­tion de l’emploi », signé par le MEDEF, la CFDT, la CGC et la CFTC, c’est :

- La baisse des salai­res, déci­dée à tout moment par l’employeur, via la modu­la­tion du temps de tra­vail ou l’impo­si­tion d’une « mobi­lité ».

- La fin de la pro­tec­tion indi­vi­duelle et col­lec­tive face aux licen­cie­ments, que l’employeur peut déci­der dès que les sala­riés refu­sent de se plier au chan­tage à la baisse des salai­res :

Le tribunal des prud’hommes ne pourra plus invalider le licenciement pour cause de non-respect de la procédure par l’employeur, alors qu’il est déjà incompétent pour statuer sur le motif économique du licenciement.

L’employeur sera libéré de l’obligation de déclarer un plan social lors des licenciements collectifs : pas d’information préalable des syndicats et représentants du personnel, donc pas de possibilité de résister !

- Le délai de pres­crip­tion passe de 5 à 2 ans pour tous les liti­ges du tra­vail : impos­si­ble d’être réta­bli dans ses droits pour tout fait sur­venu anté­rieu­re­ment. Il en résulte notam­ment un pla­fon­ne­ment des dom­ma­ges et inté­rêts aux­quels le sala­rié peut pré­ten­dre. Vous n’avez pas été payé pour vos heures sup­plé­men­tai­res il y a plus de deux ans et vous n’avez rien dit de peur d’être viré ? Tant pis pour vous !

- Le jack­pot pour les gros­ses assu­ran­ces car c’est l’employeur qui choi­sira seul la nature de la com­plé­men­taire santé obli­ga­toire à laquelle les sala­riés devront sous­crire ; assu­ran­ces qui ne cachent pas leur projet stra­té­gi­que de remise en cause de la sécu­rité sociale.

- L’exo­né­ra­tion des coti­sa­tions patro­na­les pen­dant 3 à 4 mois pour les moins de 26 ans. Ces coti­sa­tions ne sont rien d’autre qu’un salaire dif­féré. C’est donc votre salaire qui sera encore dimi­nué !

- L’impos­si­bi­lité de refu­ser une modi­fi­ca­tion de son contrat de tra­vail. Un refus entraî­ne­rait alors une cause réelle et sérieuse de licen­cie­ment. Il sera alors impos­si­ble de refu­ser d’être muté à l’autre bout de la France ou un chan­ge­ment radi­cal de vos horai­res de tra­vail, comme le tra­vail de nuit.

François Hollande, Michel Sapin et le gou­ver­ne­ment ont salué cet accord et annoncé sa trans­crip­tion fidèle dans la loi. Mais rien n’est perdu : le calen­drier par­le­men­taire nous laisse cinq mois pour les en empê­cher, pour impo­ser l’aban­don pur et simple de ce projet par une mobi­li­sa­tion mas­sive et déter­mi­née.

A Lyon, suite à une réunion le mardi 29 janvier, le comité de lutte nouvellement formé propose d’agir dès à présent :

- Mercredi 6 février, via un pre­mier ras­sem­ble­ment place Du Pont (Guillo­tière), à 17h30.

- Mardi 12 février, par une réu­nion publi­que.

- Par ailleurs, rendez-vous à 10h45 jeudi 31 jan­vier sur les mar­ches de l’opéra (métro Hôtel de ville) pour dis­tri­buer le tract d’appel à ces échéances, lors de la mani­fes­ta­tion de la fonc­tion publi­que qui par­tira à 11h de la place des Terreaux.

Comité de lutte contre les accords CGC/CFDT/CFTC/MEDEF/PS de « sécurisation » de l’emploi.

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