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Rassemblement - salariés en lutte contre les licenciements

lundi 28 janvier 2013
impression 18 réactions

Pour une vraie sécurisation de l’emploi, Une loi contre les licenciements dans les groupes qui font du profit

Grand rassemblement devant le ministère du travail

Pas une semaine ne passe sans l’annonce d’un nouveau plan de licenciement massif par un groupe qui fait des bénéfices énormes. A chaque fois c’est le même refrain : "Entreprise en difficulté, restructuration pour sauver la compétitivité ..." alors qu’en réalité l’objectif est de faire encore davantage de profit.

Depuis quelques mois, des délégations de salariés en lutte venus de toute la France se rassemblent autour d’une proposition de loi nouvelle contre les licenciements dans les groupes qui font des bénéfices. L’initiative vient de "Licenci’elles", l’association des salariées des 3 suisses licenciées abusivement par un groupe qui réalise des profits colossaux. Les Licenci’elles ont dénoncé le fait qu’elles ne pouvaient pas porter plainte contre le plan de licenciement de 3 Suisses tant qu’elles n’avaient pas été licenciées !

Comme des centaines de milliers de salariés, elles savaient que le groupe 3Suisses n’avait aucune justification économique valable à leur licenciement au regard de la loi, mais qu’elles ne pouvaient pas pour autant empêcher leur patron de les licencier. Ensemble avec les Pilpa, Bigard, Crédit Agricole, Faurecia, FNAC, Ford, Fralib, Goodyear, PSA, Samsonite, Sodimedical, Sanofi, Sony, Valeo, ZF, Coca-Cola, Merck Serrono... elles ont décidé de rédiger une proposition de loi pour empêcher les licenciements, avant qu’il ne soit trop tard, dans les groupes qui font du profit.

Une loi nouvelle pour vraiment bloquer les licenciements lorsqu’ils sont interdits, c’était aussi une exigence portée par des milliers de salaries pendant la campagne de l’élection présidentielle. Le candidat Hollande est même allé à la rencontre des salariés en lutte de Goodyear et Fralib, en faisant la promesse que s’il devenait Président de la République il ferait voter en urgence une loi interdisant les licenciements dans les groupes qui font des profits.

Pour l’heure Hollande n’a toujours pas tenu cet engagement. Comme bien d’autres promesses de campagne qui ont permis la victoire de la gauche, celle de donner aux salariés le droit d’arrêter les plans de licenciements illégaux avant qu’ils n’aient lieu a disparu des écrans radars du gouvernement.

Pire, l’accord national sur la sécurisation de l’emploi, signé récemment par trois confédérations syndicales, ne va pas dans le bon sens en remettant en cause les principaux droits des salariés face aux licenciements économiques ! Ces confédérations sont-elles réellement en phase avec leurs adhérents et militants de terrain, dont beaucoup sont pourtant en lutte contre des plans de restructuration dont ils dénoncent les effets néfastes pour l’emploi ?

Mais nous n’avons pas l’intention de laisser cela arriver. Nous les représentants des salariés en lutte de Pilpa, Bigard, Crédit Agricole, Faurecia, FNAC, Ford, Fralib, Goodyear, PSA, Samsonite, Sodimedical, Sanofi, Sony, Valeo, ZF ... nous avons décidé d’agir pour que la loi que nous avons rédigée soit votée à l’Assemblée Nationale et au Sénat.

Nous avons besoin de cette loi dans les luttes que nous menons contre certaines des multinationales les plus puissantes de la planète qui licencient en masse pour accroitre sans cesse leurs profits et le cours de leurs titres en bourse.

C’est pourquoi nous allons venir de toute la France et de dizaines d’entreprises, où nous nous battons pour nos emplois, pour nous retrouver :

Le mardi 29 janvier 2013 a 14 heures Pour un grand rassemblement devant le ministère du travail

Ce sera le premier acte fort d’une bataille que nous engageons pour que Hollande, son gouvernement et la majorité de gauche au Parlement tiennent ses engagements en nous donnant les moyens de nous battre pour stopper nos licenciements avant qu’il n’aient lieu.

Les salaries en lutte de :

Pilpa, Bigard, Crédit Agricole, Faurecia, FNAC, Ford, Fralib, Goodyear, PSA, Samsonite, Sodimedical, Sanofi, Sony, Valeo, ZF, Coca-Cola, Merck Serrono…

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  • C’est où le ministère du travail ?

  • Ministère du Travail

    127 rue de Grenelle

    Métro Varenne

  • On voit pas très bien ce que la défense du travail peut apporter. De mon point de vue c’est plus une crititque du travail comme travail aliénant qu’il faudrait faire. Comment des travailleurs peuvent-ils défendre l’instrument même de leur répression me dépasse complètement.

  • 16:49. Si ça te dépasse c’est que tu es dépassé par l’ensemble de la réalité sociale et particulièrement par les conditions de vie des classes laborieuses. Que le travail soit aliénant, parce qu’il ne nous appartient pas et que son produit ne nous appartient pas, c’est une chose. Maintenant, demander aux gens de déserter le monde du travail, généralement au profit d’un mode de vie complètement précaire (les squats et le vol) et complètement coupé de la réalité de la moitié de la population, c’est une aberration stratégique doublé d’un mépris dans les plus grands bourgeois ne sont même pas capables.

  • suite. D’une part, travailler c’est connaître des gens, c’est connaître les rapports de forces réels de notre société c’est donc, dès lors, se donner des moyens efficaces pour s’organiser et se défendre. D’autre part, même dans le cadre des rapports de production, il y a certaines formes de travail dans lesquels on peut se sentir bien et produire de belle chose. Généralement des modes de travail où l’on a une relative maîtrise du procès de production, comme dans l’artisanat par exemple. Donc ton maximalisme est puérile, idéaliste et, en conséquence, stratégiquement faible.

  • 17:39 a l’air d’avoir oublié que le travail c’est le vol, le capitalisme est basé sur le vol des travailleurs,alors la question c’est comment les travailleurs peuvent-ils soutenir un système qui les oppressent ?

  • et vous avez vraiment peur que les travailleurs, en réclamant du travail, puissent en avoir ?

    et c’est absolument pas contradictoire avec le sabotage, la destruction des outils de production.

    Car c’est bien le présupposé négriste que de penser que la lutte/l’agressivité des travailleurs crée la restructuration/l’adaptation du capital.

  • je prône une vie sans travail avec un RSA à 2000 euros et un SMIC à 1000 euros histoire de bien marquer la différence ; chacun choisira

  • 09:53. Un chat est mortel, Socrate l’est aussi, alors Socrate est un chat ? Ton syllogisme est ridicule. Le minimum pour des militants communistes ou libertaires aujourd’hui, c’est d’avoir une vision contradictoire de la réalité et de voir où on peut faire des choses, concrètement, pour que la vie des gens change vraiment.

    16:13 si tu ne travailles pas tu ne mangeras pas, donc tu ne profiteras pas de ton rsa ou de ton smic.

  • 16:32 ,t’as rien compris : je prône une vie sans travail basée sur le plaisir et le désir avec le moins d’effort possible, sans chefs ni autorité d’aucune sorte, et où tout, absolument tout, soit partagé, où les nations, les drapeaux et les guerres n’existeront pas puisqu’il n’ y aura ni armée ni police ni armes d’aucune sortes, une vie basée sur l’amour et la solidarité sans mensonges ni injustices.

  • D’accord 16:32. Sauf qu’une vie sans travail n’existe pas. À part dans le bisounours land que tu décris et dont la perspective (abstraite) ne me permet absolument pas de comprendre le monde dans lequel je vis et ne me motive en rien à me battre.

  • non, le salariat c’est le vol. le travail c’est la production de nos conditions d’existence, sans quoi tu serais à poil et mort de faim. que cette production soit parasitée par les rapports sociaux capitalistes est une réalité qu’il faut combattre, et la meilleure raison de réaliser la révolution sociale. quelqu’un qui n’a pas besoin de travailler pour vivre grassement, ça s’appelle un bourgeois. ne te trompe pas d’ennemi. désacraliser le travail peut aider à faire tomber certaines réticences à la grève, et contrer le discours dominant. mais s’en prendre aux gens qui taffent, c’est se placer dans le camp de la bourgeoisie.

  • Ha enfin une parole sensée ! on est d’accord 14:05

  • Rassemblement - salariés en lutte contre les licenciements 3 février 2013 06:51, par Vieux Sympathisant de la Gauche communiste internationaliste

    Maintenant il faudrait un peu développer sur les MOYENS de se battre, et c’est là que visiblement il y a un problème.

    La lutte ouvrière, c’est avant tout la lutte pour l’unité des ouvriers, au-delà de l’appartenance au secteur, à l’entreprise, à une région géographique. Tous les prolétaires ont les mêmes intérêts, ils doivent se battre en commun contre la bourgeoisie. Là est le rapport de force. Il n’est pas dans l’occupation d’usine ; comme le disait Léon Blum quand il était chef de gouvernement, quand les ouvriers occupent l’usine, l’usine occupe aussi les ouvriers !

    Donc il faut sortir de l’entreprise, de l’usine, de l’isolement, ouvrir les AG, discuter collectivement pour mettre en place des actions visant à rallier d’autres secteurs en lutte ou qui pourraient y rentrer.

    C’est en général ce à quoi les syndicats officiels s’opposent toujours, systématiquement. Devinez pourquoi…

  • (1/2) Blum n’est pas forcément le meilleur exemple... Ce genre de phrase (comme le "il faut savoir terminer une grève" de Thorez) s’inscrivait surtout dans un contexte où les dirigeants du Front populaire (FP) étaient hostiles aux grèves et donc en critiquaient le déroulement, espérant démobiliser... Le FP a tenté de freiner des quatre fers les grèves de 1936, et c’est bien la mobilisation des ouvriers qui a permis l’obtention des 40 heures et des congés payés, qui n’auraient jamais été obtenus sans ces occupations ni sans le blocage de l’économie qui en a découlé. Par ailleurs, occuper les usines peut avoir certains intérêts pratiques permet comme éviter le recours aux "jaunes" ou le "démontage" clandestin des outils par le patronat (dans le cadre d’une fermeture d’usine par exemple).

  • (2/2) Et puis l’occupation n’empêche pas forcément de nouer des liens avec d’autres luttes, d’élargir la lutte à d’autres secteurs de la société ou de tenir dans l’usine même des AG impliquant d’autres personnes que les ouvriers : soutiens, autres ouvriers d’autres usines... Les exemples sont multiples de grèves avec occupation qu ont mobilisé des régions entières et au-delà, notamment entre la fin des années 1960 et les années 1980 : Lip, Longwy...

  • Je signale juste que, si je suis d’accord avec une partie du commentaire précédent, Longwy et Lip sont des DÉFAITES ouvrières, pas des victoires, et donc pas vraiment des exemples à suivre… et que les gens qui sont « hostiles aux grèves », ce sont des bourgeois, donc des ennemis de classe…

  • On est bien d’accord, mais alors les cadres du FP et de la CGT qui en 1936 ce sont opposés aux grèves faisaient partie de ces ennemis de classe.

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