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Sur l’antispécisme

dimanche 13 janvier 2013
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L’antispécisme est dans la continuité de l’antiracisme. L’antiracisme refuse l’idée de hiérarchie entre les groupes ethniques. Aucun groupe ne peut se dire supérieur à un autre groupe. Aucune ethnie n’a le droit d’exploiter et de faire souffrir une autre ethnie en se justifiant par une supposée supériorité. Identiquement, l’antispécisme est contre la hiérarchie entre les espèces. Nous sommes tous habitants de la terre, nous sommes tous des terriens et donc aucune espèce n’a le droit de soumettre une autre espèce à son bon vouloir.

Sur quelle base actuellement l’espèce humaine s’autorise-t-elle à dominer les autres espèces animales ? Sur les mêmes bases que les impérialistes avaient décidé de maintenir les indigènes africains en esclavage. De la même manière, le droit de vie et de mort exercé par les humains sur les animaux repose sur le même raisonnement que celui des colonialistes qui firent la conquête de l’Amérique. Comment à cette époque étaient justifiés ces actes de cruauté ? Les occidentaux refusaient de considérer les indigènes comme des êtres intelligents. La science et la philosophie ont heureusement prouvé le contraire et ont démontré que tous les hommes sont égaux.

La science n’a pas encore percé tous les mystères du cerveau des animaux. Cependant, la souffrance des animaux n’est pas à démontrer. Les animaux possèdent le même système nerveux que les humains. Les humains sont aussi des animaux. Sur quel droit reposerait donc la justification de la cruauté des humains envers les animaux ? Certains invoquent l’intelligence. « Nous sommes plus intelligents qu’eux, nous pouvons donc les soumettre et les tuer selon notre bon plaisir. ». Envers cet argument, il est possible d’évoquer le cas des handicapés mentaux. Les déficients mentaux n’ont pas le même degré d’intelligence que la moyenne des humains. Malheureusement, ils ne l’atteindront jamais. Malgré cela personne (sauf les nazis) irait jusqu’à faire souffrir et exterminer les handicapés sous prétexte qu’ils n’ont pas le même niveau intellectuel que la plupart des hommes.

L’historien américain Charles Patterson a démontré les liens entre la mentalité nazie et la mentalité dominante qui nie le statut de l’animal en tant qu’individu. Dans son ouvrage Un éternel Treblinka, il décrit comment Hitler s’est inspiré du travail à la chaîne de Ford pour planifier les camps d’extermination. Ford, lui même sympathisant nazi, s’est inspiré de l’organisation des abattoirs de Chicago pour mettre en place l’organisation du travail à la chaîne dans ses usines. Il y a donc un lien entre l’exploitation des animaux, l’exploitation des ouvriers et le nazisme. La même mentalité et la même application sont à l’œuvre dans ces trois domaines.

Le romancier Isaac Bashevis Singer avait perçu lui aussi ce lien lorsqu’il écrivit dans The letter writer : « En pensée, Herman fit l’oraison funèbre de la souris qui avait partagé une partie de sa vie et qui, à cause de lui, avait quitté cette terre. "Tous ces érudits, tous ces philosophes, les dirigeants de la planète, que savent-ils de quelqu’un comme toi ? Ils se sont persuadés que l’homme, espèce pécheresse entre toutes, domine la création. Toutes les autres créatures n’auraient été créées que pour lui procurer de la nourriture, des fourrures, pour être martyrisées, exterminées. Pour ces créatures, tous les humains sont nazis ; pour les animaux, c’est un éternel Treblinka. » Singer écrivait en connaissance de cause car sa famille avait été exterminée dans les camps.

L’antispécisme est donc dans la lignée de l’antiracisme. L’antispécisme est la suite logique de l’antiracisme. Actuellement, les animaux sont exploités par les humains. Les humains oublient qu’ils sont eux-mêmes des animaux. Les animaux humains refusent d’accorder des droits aux autres animaux et les exploitent. Comme autrefois, les impérialistes refusaient d’accorder des droits aux indigènes et les exploitaient. La libération animale est la dernière grande cause qu’il faut défendre. Les animaux ne parlent pas. Ils subissent et souffrent en silence. C’est pourquoi, c’est à nous animaux humains que revient la tâche de les défendre.

Les animaux ne parlent pas, nous sommes leur voix.

Association Parole aux animaux http://associationpaa.forumchti.com

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