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Un mouvement qui se meurt, mais dans la fête

dimanche 6 janvier 2013
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Le dernier communiqué du "festizad" [1] laisse à rêver pour toute personne ayant réellement envie de mettre en pièce l’existant, c’est à dire l’état des choses, la domination régnant sur chacune de nos vies aujourd’hui.

Il a été décidé de faire un concert, et pas un petit concert sympa avec des groupes de potes, un vrai festival comme on en fait chez les cons, avec des groupes très très connus, c’est ce week end et l’endroit où aller pour tous les gauchos mous du monde.

Soyons sérieux et sérieuses, qu’est ce que ça veut dire "l’équipe sanitaire avait appelé la préfecture il y a 15 jours de cela pour se mettre en relation"... Pour leur foutre la pression et leur dire qu’ils étaient malvenus ?

Ah non, c’était "d’être sûre qu’ils puissent accéder sur zone". On croyait que c’était une "zone à défendre" (comme si c’était pas chaque mètre carré qu’il fallait défendre mais ce n’est pas notre sujet).

Un peu plus loin on apprend l’existence d’une "commission de dialogue". Eh, un bon plan : demandez un ministère, vous devez avoir des plans.

Quelques lignes plus loin, nos négociateurs s’inquiètent d’éventuels affrontements : "Toutefois la sécurité sanitaire des participants s’en trouve fortement impactée : plus d’abris ni de tentes pour dormir au chaud la nuit, plus de matériel médical de premier secours et une tension évidente ne pouvant conduire qu’à des affrontements.". Comme s’il y avait besoin d’avoir froid pour qu’attaquer la police soit légitime.

Comme toute manifestation festive, le festizad conclut par un bouquet final : "Loin de vouloir calmer la situation, la préfecture semble donc vouloir créer de nouveaux champs de bataille. Par cette situation, elle fait surtout en sorte de favoriser les accidents sanitaires lors de cette manifestation festive. Elle en assumera pleinement les conséquences. Cette manifestation se voulait festive, si les provocations continuent nous n’hésiterons pas à déplacer la manifestation au centre ville de Nantes."

Calmons la situation, la police provoque,c’est pas nous la violence, on est des fêtards... Certainement pas des révolutionnaires véners qui vivent là depuis des mois ?!!! C’est quoi ce délire ?

Cette histoire de festival style vieilles-charrues a permis de nous donner ce coté commercial qu’on doit avoir si l’on veut obtenir quoi que ce soit.

Ou alors on pourrait arracher l’ensemble de nos désirs dans la subversion de l’ensemble des rapports sociaux.

[1] http://juralib.noblogs.org/2013/01/...

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