Alerte antifasciste : à quoi joue La Cantada ?
Qui ne connaît pas La Cantada ? Situé dans la rue Moret (une rue perpendiculaire à la rue d’Oberkamfp, dans le 11ème arrondissement), ce bar « 200% Rock’n’roll » accueille une nombreuse clientèle, spécialement pendant les week-ends. Parmi cette clientèle, on trouve de tout : Des punks, des skins et des clients plus « lambda », tous amateurs de rock ou d’alcool.
Problème : une équipe de 3 boneheads [1] très louches s’y est retrouvée samedi soir, des racistes originaires de Quimper et aux idées et fréquentations plutôt infâmes comme on peut le voir sur ces différentes photos :
Billy, un des présents, aime Skrewdriver et Combat 84, groupes ouvertement fascistes :


Il est également fan de « reggae against communism » (sic). En revanche, il n’aime pas beaucoup le Che :

Un de ses potes relate ainsi sa virée parisienne sur Facebook : « Billy, ancien militant NS envoyé par les extraterrestres pour conquérir la bretagne. Chargé d’une mission antisémite il tente maintenant d’assassiner la rue des rosiers. Heureusement les antifas sont la. »
Son pote Tom, également présent samedi, fréquente Serge Ayoub, leader de Troisième Voie et des Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires (JNR) avec qui il aime se faire prendre en photo :

Billy et Tom passent fréquemment des soirées arrosées ensemble :


Ici on peut voir Tom prendre ses aises à La Cantada samedi soir :

Rapidement prévenus par des clients indisposés par la présence de ces individus, plusieurs militants antifascistes du quartier sont entrés à l’intérieur et ont demandé à ces boneheads de partir. Le plus étonnant alors a été la réaction du gérant de la Cantada ainsi que de plusieurs clients. Pas du tout gênés par la présence de néo-nazis dans leur bar (alors même que certains ont été atteints de multiples crampes compulsives au bras droit dans la soirée), ils ont empêché avec plus ou moins de succès les antifas de pénétrer dans le rade, tentant même de s’y opposer avec force, avant l’intervention de la police.
Alors que depuis la rentrée, au moins trois réunions de militants d’extrême droite parmi les plus dangereux se sont tenues dans le quartier de République [2], ce nouvel événement nous montre bien que dès qu’une brèche s’entrouvre, les fachos s’y engouffrent. En l’espèce, il s’agit de conquérir du terrain dans des quartiers encore populaires et métissés malgré un embourgeoisement galopant, dont ils profitent d’ailleurs : la soirée de nos gugusses quimpérois n’avait-elle pas commencé au Vortex, bar « lounge » branché où ils ont rendu des hommages appuyés à Hitler et Dieudonné ? D’autres quartiers sont dans ce cas, par exemple celui de La Fourche/Place de Clichy ou des groupes de jeunes fascistes s’affichent désormais sans complexes depuis plusieurs mois. Ménilmontant n’est pas en reste : pas plus tard que ce mardi, Civitas a osé venir distribuer ses tracts homophobes à la sortie du métro en pleine journée, une première dans ce quartier !
C’est pourquoi il est important de ne rien laisser passer, et nous demandons à La Cantada, dont certains d’entre nous étaient jusque là des clients réguliers, de s’expliquer sur cet événement et de s’engager à l’avenir à ne plus accepter ce type de clientèle. Faute de quoi, nous nous verrons dans l’obligation de boycotter définitivement cet établissement. En attendant ces réponses, nous déconseillons désormais fortement aux gens de s’y rendre s’ils ne veulent pas y faire de mauvaises rencontres, cet événement n’étant pas une première.
Pas de quartiers pour les fachos, pas de fachos dans nos quartiers !
Paris Antifa
[1] Skinheads néonazis



