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Copwatch : le retour des branquignoles

dimanche 25 novembre 2012
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Le 17 novembre à Notre-Dame-Des-Landes, de nombreux manifestants ont été interpellés par la présence de personnages affublés d’un drôle d’uniforme :

Tactical jacket copiant l’uniforme des flics, sigle « copwatch » sur bande rétroréfléchissante et matériel photo et vidéo professionnels (on se demande avec quel argent tout cela a été payé), il s’agissait en fait de la bande de l’inénarrable Xavier « Relou » Renou, essentiellement composée des « copwatcheurs » de Copwatch.fr, un site d’ usurpateurs opportunistes fondé par Benjamin Ball et Grégory Pasqueille et dont le graphisme et le contenu ont été complètement refondus pour l’occasion. Les deux individus de dos sur la photo, eux aussi membres de l’équipe du site, Thomas Cadena [1] et Pierre Le Bec [2], ne devraient pourtant pas parader : il y a quelques mois, ils se sont fait choper sur le fait pas des flics d’Alliance qui les ont bien ridiculisés en rejouant en leur compagnie le clip de la chanson « Big Bisous » de Carlos [3], clip dans lequel les flics apparaissent affublés de t-shirts violemment sexistes intitulés « zobwatch » et les figurant en train de sodomiser les copwatcheurs. Une telle humiliation visait donc en réalité l’ensemble du mouvement Copwatch, qui pourtant n’a rien à voir avec ces deux andouilles.

Nos deux champions s’amusent en compagnie des baqueux.

Aujourd’hui, nos zozos ont les honneurs de Télérama [4]. Conformément à leur ligne indiniaise-soc’ dém’, ils y affichent des convictions qui n’ont pas grand chose d’anti-répressives, tant elles sont indulgentes avec les keufs : « ces procès nous aideront à initier un réel débat sur la réalité du maintien de l’Ordre aujourd’hui, sur les mésusages des forces de l’ordre, et aussi sur ceux des policiers, gendarmes et autres qui veulent une autre police et résistent en interne, isolés et souvent sanctionnés par l’institution... », annoncent-ils dans leur communiqué [5], jouant les martyrs et présupposant qu’ils vont avoir des procès (ce qui a peu de chances d’arriver, tant Renou et sa bande sont potes avec les flics [6]). « Ce n’est pas tant la police qui pose problème que l’usage qui en est fait. », répète le Relou de service dans Télérama, décidément au comble de la subversion. Comme si ce n’était pas le fonction elle-même, bras armé par essence du capital et de l’Etat, qui « posait problème » et faisait nécessairement des flics des ennemis.

A NDDL le 17, pas besoin de flics pour maintenir l’ordre et faire les RG : il y avait les copwatcheurs. (Source : Desobeir.net)

Par la même occasion, Renou en profite pour cracher sur les antifas, ses anciens camarades (Renou est un ancien du Scalp), réduisant leur engagement à de simples problèmes psychologiques, surtout lorsqu’ils font preuve de « violence » : « J’étais dans la lutte anti-fascisme radicale. Le recours à la violence participe à la construction de l’identité virile, le mythe du révolutionnaire qui sent la poudre, on a l’impression de faire la révolution, mais on “fait” surtout “de la construction de soi”. C’est parfois un passage obligé. Chez certains qui ont des blessures profondes, un manque affectif fort par exemple, cet engagement violent peut perdurer longtemps ». Or, la « violence » est surtout une réponse à celle d’en face : face aux violences policières et/ou fascistes, il est légitime de se défendre, par tous les moyens. C’est une nécessité vitale. Que certain-e-s militant-e-s ne soient pas prêt-e-s à l’affrontement physique et préfèrent des méthodes pacifiques, c’est une chose, et ce choix est légitime. Cela ne signifie pas pour autant que celleux qui font le choix inverse sont moins légitimes, ni surtout que les deux modes d’action sont opposés. Que Renou ait des problèmes de reconnaissance sociale et de « construction de soi », tout égotique qu’il est, c’est une chose. Mais qu’il laisse les autres militant-e-s en paix et évite de transposer sur elleux ses propres névroses [7].

Non content de taper sur les antifas, il s’attribue, par Télérama interposé, certains de leurs succès : « D’autant que Xavier Renou a obtenu une grande victoire sans violence, en délogeant le GUD, le mouvement d’extrême droite de l’Université d’Assas dans les années 90 : "On a volé la main courante de la fac où les vigiles consignaient toutes les infractions, toujours commises par le GUD, on l’a rendue publique en imprimant 10 000 tracts" ». Des propos qui frisent la trahison, pour un type qui accepte aujourd’hui de dialoguer avec l’extrême droite en offrant des interviews à certains de ses médias, comme Le Cercle des Volontaires (CDV). Une attitude qui n’est pas sans rappeler celle de ses comparses Benjamin Ball, qui a lui aussi donné une interview au CDV ou Pierre Le Bec, qui au nom d’un antifascisme d’opérette, casse du sucre sur le dos des authentiques antifas en compagnie de Jonathan Modab (toujours du CDV) ou est amené, par « ouverture d’esprit », à aller discuter avec les cathos de Civitas, « afin d’avoir un avis critique et politique sur le "combat" qu’ils mènent contre le mariage gay » (comme s’il était vraiment nécessaire d’aller les rencontrer pour se faire un « avis critique » sur le sujet) [8].

Dialogue Le Bec / Moadab (CDV) sur Facebook.

Enfin, Télérama conclut en citant un autre boulet : le mythomane Olivier Théron, troll bien connu qui a épuisé à lui seul la vélorution toulousaine, par la paranoïa aiguë qui le caractérise suite à la répression qu’il a subie (six mois de prison pour un pot de yaourt jeté sur Sarkozy). A un moment, ses articles à propos des policiers et procureurs toulousains polluaient tous les Indymedia, accompagnés d’affirmations non prouvées (supposées tentatives d’assassinat de magistrats sur sa personne) et d’injures à leur sujet qui auraient mis en danger celleux acceptant de les publier.

De manière générale, ces faux copwatcheurs, qui fantasment sur les Américains sans tenir compte de la différence de législation entre les Etats-Unis – où le copwatch est une institution reconnue dans plusieurs états – et la France, en plus d’être ridicules [9], sont d’une rare irresponsabilité : avec leurs actions tapageuses, ils se mettent en danger et, plus grave, mettent en danger les autres. C’est ainsi que par leurs prises de paroles intempestives sur le sujet il y a un an, alors que plusieurs sites publiant des articles de copwatch étaient menacés de fermeture et que la répression, contexte aidant, s’abattait de plus belle sur les marché libres de Belleville et de Barbès, détruisant le fruit d’années de travail de copwatcheur-euse-s sérieux-ses, nos amis Ball, Pasqueille et Cadena, bien au chaud dans leurs salons, jetaient de l’huile sur le feu en apparaissant dans les grands médias au nom de collectifs dont ils avaient usurpé l’identité (principalement Copwatch Nord-Ile-de-France) et en s’affublant de titres pompeux, alimentant le buzz médiatique et policier.

Aujourd’hui encore, ces baltringues qui ne représentent qu’eux-mêmes essaient de se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas et il est regrettable que de nouveau, des journalistes acceptent de leur servir la soupe sans vérifier leurs sources. Il est regrettable également que des camarades antifascistes se laissent abuser et fassent de même, en appelant à leur suite à la création d’une « police libertaire » (sic), tout comme il est regrettable de les voir encore animer les AG de soutien à la lutte de Notre-Dame-des-Landes à Paris [10] ou prendre la parole au nom de cette lutte sur Radio libertaire [11]. On sait pourtant bien depuis plusieurs années que partout où ils passent, les luttes trépassent [12].

Vu à Tenon ce samedi protégeant les cathos intégristes : un policier libertaire ?

Notes (Les liens vers les sites commerciaux et les sites des branquignoles ont été désactivés)

[1] Cascadeur de son état, Thomas Cadena gère une boîte de production cinématographique associative dont la première « oeuvre » est un film à la gloire des gardes du corps. Notre apprenti copwatcheur a manifestement raté sa vocation : il aurait du faire flic. Voir : cadenastuntprod.e-monsite.com/pages/membres-de-cadena-stunt.html et, histoire de rire : dailymotion.com/video/xgbkag_apr-cadena-stunt-prod-cascadeurs-actions-films_sport#.UKogdYaa9rc

[2] Ce garçon à l’allure trop propre sur lui se prend pour un métalleux, un anarchiste et un antifasciste. Il partage avec une naïveté touchante ses aventures au pays des Indignés et ses « analyses » politiques sur deux blogs : Black Metal Now et Révolution et Libertés.

[3] Voir : youtube.com/watch ?v=dBo1vhICQPk

[4] à lire ici : telerama.fr/idees/surveiller-les-flics-la-mission-des-copwatchers-a-notre-dame-des-landes,89820.php

[5] Qui curieusement n’est paru semble-t-il que sur un site antifasciste bordelais : http://antifabordeaux.blogspot.fr/2...

[6] Il est de notoriété publique que Renou prépare certaines de ses actions en coordination avec les keufs, comme au contre-sommet de l’Otan à Strasbourg en 2009. Par ailleurs, dès qu’il participe à une action, il a pour habitude de s’auto-proclamer porte-parole auprès des flics et journalistes, négociant même parfois des contrôles d’identité, sans que personne ne l’ai mandaté. De même, alors que plusieurs sites ont eu des ennuis ou ont été fermés pour cause de copwatch (dont Copwatch Nord-Ile-deFrance), la bande de Copwatch.fr n’a jamais eu aucun problème avec l’Etat, les flics et la justice, malgré leurs nombreuses apparitions médiatiques à visage découvert pour parler du sujet.

[7] A propos de la « violence », Renou déclare également : « La violence ne sert à rien. Les femmes n’ont pas eu besoin de prendre les armes pour défendre leurs droits. » Quand on voit la persistance des inégalités hommes-femmes, peut-être auraient-elles dû... Par ailleurs, Renou, afin d’alimenter ses fantasmes de « non-violence », semble totalement ignorer l’histoire du mouvement féministe, fait lui aussi d’affrontement avec les flics et l’armée, que ce soit dans le cadre de mouvements plus larges (Commune de Paris) ou dès les premières mobilisations proprement féministes (suffragettes par exemple).

[8] Ce morceau d’anthologie est lisible sur son blog : revolutionetlibertes.wordpress.com/2012/11/18/manifestation-homophobe-de-civitas-contre-le-mariage-gay-du-18112012-a-paris/

[9] Paradant le 17 à Notre-Dame-des-Landes alors que toute le monde savait à l’avance qu’il n’y aurait pas un flic, Télérama annonce que le 23, alors que ça déjà chauffait là-bas depuis quelques jours (ainsi qu’à Nantes le lendemain), ils étaient à Noisy-le-Sec pour leur première « opération » en région parisienne. Et de fait, personne ne les a revus du côté du bocage (et c’est tant mieux). A côté de la plaque, comme d’hab’...

[10] Avec un Ball faisant voter les aspects pratiques de la manif de soutien parisienne du 17 (alors que lui-même était ce jour-là à Notre-Dame-des-Landes) ou s’occupant, comme à son habitude, de la commission médias et des relations presse.

[11] Comme l’a fait Pierre Le Bec dans l’émission « Et toi, tu la sens la 5e colonne ? » le 6 novembre dernier.

[12] Les Indignés parisiens en étant le plus parfait exemple.

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  • Copwatch : le retour des branquignoles 25 novembre 2012 17:40

    Au sujet du collectif de lutte parisien, vous vous trompez complétement ! D’une, vous reniez notre mode de fonctionnement, horizontal, qui exclu donc tout notion d’organisateurice. De deux, apparemment, vous avez du faire du tourisme militant et venir qu’à une seule manif avant de vous rendre à NDDL, si ce n’est pas le cas, vous vous seriez rendu compte que ces guignolles ne sont pas venus les autres fois (2 fois pour ball, sans prendre la parole la 1ere de ces apparitions). Enfin, au sujet de ce pierre le bec, là ca relève du fantasme, à aucun moment ce type a reçu quelconque mandat pour parler au non de l’AG !

    La prochaine fois, venez nous demander avant de diffamer sur internet, c’est pas terrible d’entacher l’intégrité de collectifs de lutte qui essaient de se bouger en soutien à la zad et contre l’aéroport et son monde !

    UnE individuE du collectif parisien, antifa et anticon(spi)

  • Copwatch : le retour des branquignoles 25 novembre 2012 18:41, par Auteur-e-s

    Vous nous avez mal compris : il ne s’agissait pas de mettre en cause l’ensemble de l’AG parisienne. Notre article est d’ailleurs centré sur la manif de NDLL du 17, et le fait que ces gens se voient vus à cette occasion attribuer une couverture médiatique sans rapport avec ce qu’ils représentent. L’AG parisienne n’est citée qu’à titre anecdotique. Mais la fois où Ball a pris la parole (de même que Paco qui était soi-disant en ligne avec la Zad via Meriadeg - alors que ces deux gus, qui se sont pointés le 17 et le 18 et ont pris la tête de nombreux-ses manifestant-e-s en avaient été chassés deux ou trois semaines auparavant) était tout de même particulièrement importante : il s’agissait d’une des dernières AG de préparation de la manif du 17. Et même si la plupart des individu-e-s présent-e-s dans la salle ne peuvent sans doute pas les piffer, personne n’a tenté de les virer. Tant mieux cela dit s’ils n’y remettent pas les pieds !

  • Copwatch : le retour des branquignoles 25 novembre 2012 18:43, par Auteur-e-s

    S’agissant de Le Bec, nous n’avons jamais écrit qu’il avait été mandaté par l’AG pour parler (c’est bien d’ailleurs le problème de ces gens-là : ils parlent au nom des autres sans être jamais mandatés par personne), mais c’est un fait en revanche qu’il ait été invité par RL pour parler de la Zad (alors que d’autres auraient été plus légitimes que lui, à commencer par les occupant-e-s et habitant-e-s elleux-mêmes). La responsabilité en est partagée tant par Le Bec que par les animateurices de l’émission en question. Globalement, notre article ne vise pas à mettre en cause les manifestant-e-s contre la Zad, mais au contraire à les mettre en garde contre des récupérateurices peut-être moins visibles que les partis mais sans doute tout aussi nuisibles.

  • Copwatch : le retour des branquignoles 25 novembre 2012 19:08, par Auteur-e-s

    Effectivement, à nous relire, nous aurions du écrire "des AG" ou "une AG" plutôt que "les AG". Nous nous excusons pour cette erreur de formulation.

  • Copwatch : le retour des branquignoles 25 novembre 2012 21:24

    Ball n’était pas tout le temps présent à l’AG, mais son complice François Soltic des Indignés y a été vu à plusieurs reprises. Il lui aura sûrement fait son rapport ! A propos de Soltic : http://paris.indymedia.org/spip.php...

  • Copwatch : le retour des branquignoles 26 novembre 2012 09:13

    Merci pour cet article salvateur.

    Pour autant, j’ajoute que si certains d’entre eux se sont bien pointés aux AG de soutien à la ZAD, ils n’ont a aucun moment assumé la modération ou l’animation. Ils ont bien tenté à leur habitude de tirer partie des commissions d’organisation pour faire passer leur vision des choses (mobilisation facebook, désobéissance non-violence, etc.), mais il y a suffisament de personnes alertes et conscientes dans ces AG pour les maintenir à distance des points d’organisation sensibles.

    Je précise quand même que Renou s’est pointé 1 fois et Ball 2 fois. Quand aux autres, ils sont restés discrets.

  • A nouveau, comme l’a expliqué un.e camarade, l’assemblée est ouverte (tant pis pour les anti-AG, c’est notre mode de fonctionnement ; nous ne sommes pas encore un groupe spontanéiste affinitaire insurrectionnaliste constitué...). Y interviennent toute sorte de farfelus (au passage, pas cool de balancer les noms).

    Pour autant, plusieurs fois, les choses ont été mises au point en coulisse, ou en public, donc je ne comprend pas cette volonté de dénigrer certaines luttes auxquelles ne prennent pourtant pas part les donneur.se.s de leçon que l’on ne voit apparaître, silencieux.se.s, qu’à la veille d’articles aux constructions douteuses.

  • Vous dissociez bien les Copwatch des manoeuvres de ces branquignolles, vous seriez fort avisé.e.s de faire de même avec celleux de la lutte contre l’aéroport et son monde... On n’a pas besoin de faire tirer dans les pattes en ce moment !

    A bon.ne.s entendeureuse.s.

    Post scriptum : nous connaissons toutes ces personnes, inutile de nous adresser à chaque fois, leur fiche de signalisation ; c’est infantilisant, en plus.

  • Copwatch : le retour des branquignoles 26 novembre 2012 10:35

    Surtout que Soltic, aux deux AG où je l’ai vu, monopolisait la parole pour donner des infos que tout le monde avait déjà. Si on perd une heure à chaque fois qu’un illuminé balance des évidences, on est pas près d’être efficaces !

  • Copwatch : le retour des branquignoles 26 novembre 2012 10:45

    Merci aussi bcp pour cet article. A l’AG de préparation du 17 il y avait aussi Paco et Meriadeg, qui ont certaines casseroles et qui se sont occupés de l’organisation sur place et du contact avec la ZAD sachant qu’ils en avaient été virés manu militari quelques jours plus tôt. Pkoi on ne fait pas pareil ici ?

  • Copwatch : le retour des branquignoles 26 novembre 2012 10:48

    Soltic ! Soltic ! Soltic ne monopolise rien du tout ! Demande à celleux de l’AG, les messages incendiaires contre les "gauchistes" du gus parce qu’il a été empêché de recruter... Faut arrêter les analyses cryptologiques de l’Histoire...

  • Copwatch : le retour des branquignoles 26 novembre 2012 11:00, par Auteur-e-s

    Il ne s’agissait ni de condamner l’ensemble de la lutte, ni d’infantiliser personne, mais seulement de pointer du doigt quelques baltringues qu’on a marre de voir traîner partout depuis des années, à prendre la tête aux gens, à tenter de monopoliser les temps de parole et de faire perdre du temps, de l’énergie et de l’efficacité aux luttes. Ce sont bien eux qui sont en cause, pas les militant-e-s de NDDL ni leurs soutiens. Quant à donner les noms... Ils sont dans tous les médias, ce sont des personnages publics. Par ailleurs notre texte se voulait un rappel mais avait aussi et surtout vocation à informer ceux qui ne les connaissent pas, comme c’est le cas notamment en province. Nous tenons par ailleurs à préciser que ses rédacteurices, s’illes n’ont pas assisté à toutes les AG, ont quand même été présent-e-s à plusieurs d’entres elles.

  • Copwatch : le retour des branquignoles 26 novembre 2012 11:08, par Down with Paco & Meriadeg

    Qu’une AG soit a priori publique, c’est tant mieux, mais une fois que les relous sont identifiés, rien n’empêche quand même de les virer. D’autant que par leur présence, un certain nombre de gens sont gênés de venir ou de prendre la parole, ce qui est tout aussi problématique démocratiquement, comme on a pu par exemple l’observer de nombreuses fois par exemple à la CIP avec la présence d’un ou deux individus (dont Paco) qui eux en plus étaient connus pour leur violence à l’égard d’autres militant-e-s (et ce qui vaut pour les relous violent vaut aussi pour les relous tout court). Quant à Meriadeg, il a pris le car à Paris pour aller à NDDL le 16 au soir, il n’a pas arrêté de faire chier les gens qui composaient une chanson pour la Zad au fond du car, tout en essayant de peloter discrètement une des filles présentes.

  • Copwatch : le retour des branquignoles 26 novembre 2012 11:08, par Down with Paco & Meriadeg

    Mais plus grave : il a été vu le lendemain à NDDL même agressant des militant-e-s qui discutaient calmement entre elleux et ne voulaient pas qu’il se tape l’incruste dans leur groupe. Le 18, Paco l’avait rejoint. Là on est plus dans la baltringue, mais dans le véritable danger public ! Il est quand même bien dommage qu’on les tolère encore dans nombre de luttes.

  • Copwatch : le retour des branquignoles 26 novembre 2012 11:30

    J’ai vu aussi Meriadeg agresser des militants à NDDL mais aussi guider des journalistes avec caméra au poing vers le chantier de reconstruction. Pourquoi ces gens qui se font virer reviennent sans cesse en toute impunité ?

  • Copwatch : le retour des branquignoles 26 novembre 2012 11:45, par Auteur-e-s

    On oubliait : celleux qui sont mis en cause aussi dans notre article, ce sont bien entendu Télérama et plus globalement les journalistes qui donnent la parole à tous ces connards et leur permettent de voler celle des autres, que ce soit les copwatcheureuses ou les militant-e-s anti-aéroport. Or, c’est un problème qui ne doit à notre avis pas être ignoré par celleux dont ces gens usurpent les luttes.

  • Copwatch : le retour des branquignoles 26 novembre 2012 12:04, par Down with Paco & Meriadeg

    @Auteur-e-s : Exact. Et leur interdire les AG, c’est aussi leur interdire l’accès à certaines informations et donc compliquer la possibilité qu’ils ont de s’exprimer en public au nom de luttes dont au fond il se contrefoutent, si ce n’est qu’elles leur servent à se faire mousser dans les merdias. Ce serait déjà un premier pas, même si connaissant les ressources des gugusses, qui ont visiblement un important carnet d’adresse, ce ne sera sans doute pas suffisant. Tout à fait d’accord avec 10:45 et 11:30 : pourquoi ne les vire-t-on pas systématiquement, d’autant que si on demande individuellement aux personnes présentes aux AG où ils se pointent, la grande majorité semble d’accord pour les exclure ? Alors pourquoi ça ne se fait pas ? Le collectif engendrerait-il l’hypocrisie ?

  • Copwatch : le retour des branquignoles 26 novembre 2012 12:05, par Down with Paco & Meriadeg

    Au passage, en allant sur le site des Déso, j’ai beaucoup aimé l’autre photo où on voit un clown se foutre de la gueule des copwatcheurs à gilets comme il le ferait avec des flics. Renou a beau essayer de parler au nom des clowns, ça confirme bien que pas mal d’entre eux ne peuvent en réalité pas l’encaisser.

  • Copwatch : le retour des branquignoles 26 novembre 2012 12:28

    Renou a récupéré une partie des clowns pour se faire mousser dans les médias, et pour faire du business (personne n’a jamais pu voir la compta des désobéissants). Les ateliers clowns, à l’époque de la BAC, étaient gratuits (ou en prix libre qd il y avait des frais). Renou les fait payer une cinquantaine d’euros en général.

  • Copwatch : le retour des branquignoles 26 novembre 2012 19:22

    Concernant Paco et Meriadeg (pas de rapport avec l’article sur les copwatcheurs de pacotille) le problème ce sont les preuves de ce qui est avancé. Je ne suis pas du genre à jeter des tomates sur quelqu’un parce que la rumeur me dit de lui jeter des tomates. Le gibet, c’est une pratique du moyen-âge. Tes accusations sont assez graves et j’espère que tu ne fais pas que répéter ce qui t’a été dit par des "personnes de confiance", ce n’est pas suffisant. Alors quoi, quels moyens on se donne pour vérifier ces dires ?

  • Copwatch : le retour des branquignoles 26 novembre 2012 20:55, par Down with Paco & Meriadeg

    Il est facile de trouver des jeunes de 15-18 ans abusés par Paco ou que Paco a tenté d’abuser, il suffit de discuter avec eux. Idem avec les accès violents de Meriadeg : nombre de militant-e-s peuvent en témoigner, ce type peut être vraiment effrayant quand il s’énerve. Quand donc acceptera-t-on de prendre au sérieux leurs victimes, au lieu de réduire leurs témoignages à de simples "rumeurs" (et alors même qu’on trouve plein d’excuses bidon à leurs agresseurs, la pire d’entre elles, qui revient très souvent, étant qu’ils seraient en souffrance sociale et psychologique, comme si ça excusait tout) ? N’est-il pas paradoxal que des agresseurs de leur trempe participent encore à des luttes, alors que certaines de leurs victimes en sont exclues (elles évitent de venir pour ne pas les y croiser) ? Cela ne pose-t-il pas aussi un problème démocratique ?

  • Copwatch : le retour des branquignoles 27 novembre 2012 13:45, par loîc-stool

    En effet,il est plus confortable de se dire que c’est de la rumeur et ne prendre en conséquence aucune décision que d’aller chercher ou vérifier. Leur passage sur le canal St Martin a laissé suffisamment de traces, leur permi d’accedder a pas mal de gens vulnérables pour qu’il soit aisé aujourd’hui d’en écouter quelques une, se donner le mal de ne pas se fermer les yeux et les oreilles. la petite culture contestataire, la sympathie pour les bad boys et tout ce qui est paria a vite fait de prendre le dessus dans le milieu et permer ainsi de faire l’économie de certains vrais probleme : le monde ni le "milieu" n’est pas celui des bisounours et la critique de l’idéologie sécuritaire ne peut pas faire l’économie de la prise en compte de victimes et leur existence. Certains peuvent facilement se glisser dans le déguisement du militantisme pour y réaliser leur petite affaire, reste aux militants d’etre capable de prendre ce phé,omene en main.

  • Copwatch : le retour des branquignoles 27 novembre 2012 14:53

    D’accord avec loïc-stool : ces mecs sont dangereux et il FAUT en tirer les conclusions qui s’imposent dans un milieu parfois trop ouvert.

    Mais, petite remarque en passant : l’idéologie sécuritaire fait systématiquement semblant de « prendre en compte les victimes et leur existence » ; il n’y a qu’à voir les récents procès pour viols collectifs, ou les victimes de violences policières qui sont inculpées à la pelle pour violences et outrages...

  • Copwatch : le retour des branquignoles 20 décembre 2012 18:32, par kalikali 1

    à 19:22 - que des mecs comme ça, en l’absence de toute réaction collective que le genre de post que tu fais là continue d’entretenir depuis des années (depuis au moins que je suis sur la région parisienne et ça fait déjà plus de 7 ans) se fasse lyncher en public : je trouve que ce serait presque le minimum. Parce que c’est pas pire que l’impunité pour les violeurs ou auteurs de violences entre autres sexuelles à répétition comme le sont les deux énergumènes en question depuis des années. 2 violeurs parmi tant d’autres certes, mais le problème, c’est que pour eux c’est connu, qu’ils sont potes et continuent de pavaner en public. C’est connu pas uniquement de rumeurs d’internet mais de la bouche de leurs victimes qui ont déserté les milieux squats et autonomes après avoir été suffisament de temps exposés à leur contact et étaient tous et toutes des individus dans une faiblesse sociale évidente et "nouveaux" dans ces milieux là.

  • Copwatch : le retour des branquignoles 20 décembre 2012 18:32, par kalikali 2

    (je donne pas d’autre précision par respect pour ces individus qui ont eu la malheur de croiser ces connards). Toutes ces personnes ont subitement disparu de la circulation APRES que la "rumeur" (c’est à dire le témoignage direct des concerné-e-s) ait été livrée de manière informelle quoi que parfois public dans ces même milieux en les désertant. Cette informalité doublée de l’absence de courage et de réaction collective vis à vis de ces comportements dominants leur offre un terrain fertile. Non seulement en ne réagissant pas on permet à ces gens de continuer à faire leurs saloperies, mais en plus on prépare le terrain à de futurs violeurs ou agresseurs . Mais le problème c’est que c’est pas tout, et tout le monde sait que ce sont aussi tout les deux des poucaves qui parlent aux médias en bavant tout ce qu’ils prétendent savoir de "la mouvance" aggrémentés de leurs fantasmes (suffit de chercher les vidéos concernées sur le site de l’INA).

  • Copwatch : le retour des branquignoles 20 décembre 2012 18:44, par kalikali 3

    Donc qu’en plus d’agresser directement des gens (qui ne sont pas des "cas isolés" ou des "rumeurs"), ils mettent de toute manière les autres en danger. Et que ça, qui n’est pas moins graves que les indignés-copwatcheurs débiles (qui mettent aussi des camarades en danger), et que les deux doivent dégager de nos AG, milieux, réunions, luttes, etc... Que nous ne devons pas fuir quand ils sont là mais les affronter comme les autres ennemis politiques. En effet, des gens qui sont dans l’impunité totale vis à vis de ce genre de faits dont ils sont lourdement soupçonnés et accusées directement par plusieurs personnes, refusent de s’expliquer dessus et continuent d’agresser publiquement des camarades ne valent pas mieux que des fafs ou des flics justement.

  • Copwatch : le retour des branquignoles 20 décembre 2012 18:45, par kalikali 4 (suite et fin)

    Mais aussi parce qu’à un moment donné "pas porter plainte parce qu’on aime pas les flics et qu’il faut être cohérent" ça n’a de sens que si nous prenons nos problèmes en main et empêchons (physiquement si il le faut) les dominations et oppressions de se reproduire (quitte à être "cohérent" autant l’être jusqu’au bout). Sinon ça n’a aucun sens, à part permettre de donner cours à un cloaque de nihilisme morbide ou n’importe qui peut faire n’importe quoi. Mais la liberté d’agresser (parfois sexuellement) gratuitement (c’est à dire sans que personne ne réagisse), c’est pas une liberté... C’est une domination. La laisser se perpétrer, c’est s’en faire complices...

  • Copwatch : le retour des branquignoles 28 décembre 2012 12:49

    Je ne connais pas ces gens, et je les ai peut-être pourtant cotoyés sans le savoir. Donc pour éviter ça, il faut que les gens parlent aux autres quand ces énergumènes sont là, sinon, ils peuvent continuer encore longtemps ...

  • Il aura fallu du temps, et ça n’aura pas été faute d’avoir prévenu, mais Pasqueille vient enfin de se faire virer de la Zad, et pas pour rien : pour propagande antisémite, carrément ! Il participait à la marche Lille-NDDL et gérait le Twitter et le blog de la marche. Le 24 janvier, il a diffusé sur le Twitter une série de messages à caractère antisémite et a donc été viré au niveau de Rouen. Vous pouvez lire le communiqué de la marche ici : zad.nadir.org/RDV-a-venir-des-differents Dans les jours qui ont suivis, Pasqueille a tenté de régler ses comptes sur Facebook et Twitter, assumant ses propos et faisant mine de ne pas comprendre ce qui lui était reproché.

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