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Soirée pour la protection du 33 rue des Vignoles contre la spéculation immobilière

vendredi 16 novembre 2012
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Soirée de solidarité pour la protection du 33 rue des Vignoles contre la spéculation et la gentrification de nos quartiers 18 novembre 2012 19 h

De la forêt Lacandone à la jungle parisienne... Défense de nos terres et territoires de luttes

Projection - présentation de la lutte pour les Vignoles - information sur les luttes au Chiapas et au Mexique - repas et musique - (prix libre)

Organisé par le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL) cspcl@altern.org, http://cspcl.ouvaton.org Le rôle du 33 rue des Vignoles dans la lutte avec le Mexique en rébellion

Le 1er janvier 1994, aux cris de « Ya Basta », l’Armée Zapatiste de Libération nationale (EZLN) s’emparait des principales villes du Chiapas (Mexique). C’est le début d’une grande histoire de solidarité, notamment en France, qui est en partie ancrée dans un petit passage du 20e arrondissement de Paris.

En effet, face à la répression contre les communautés zapatistes, un Collectif de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL) s’est constitué au 33 rue des Vignoles, Paris 20e, locaux de la Confédération nationale du Travail (CNT). Le CSPCL qui fonctionne sur la base d’une Assemblée ouverte chaque mercredi, à partir de 20h30, continue encore aujourd’hui, sans discontinuité son travail de solidarité et de lien des luttes entre ici et là-bas.

En juin 1995, répondant à l’appel d’Amado Avendaño Figueroa, gouverneur en rébellion de l’Etat du Chiapas, les locaux de la CNT deviennent l’Ambassade du Mexique en rébellion. Cette Ambassade en Rébellion, « sans ambassadeur », soutenant la Convention nationale démocratique (CND), organisée par les zapatistes et le gouvernement rebelle de transition d’Avendaño, s’était fixée pour objectifs de manifester publiquement l’illégitimité de l’ambassadeur officiel du gouvernement mexicain, de devenir un « relais alternatif entre le Mexique et la France, en se situant comme ambassade du peuple mexicain et de la société civile », de « donner un nouvel élan aux initiatives de solidarité », et de « faire connaître la situation véritable dans le pays ». Plus tard, la même année, de passage à Paris, Amado Avendaño en tant que gouverneur en rébellion et après avoir écouté l’histoire du 33 rue des Vignoles et rencontré des militants de la CNT et des réfugiés espagnoles de la Guerre d’Espagne déclara officiellement ce lieu Aguascalientes, faisant référence aux Aguascalientes des zones zapatistes.

Depuis lors, les locaux du 33 rue des Vignoles ont accueilli de nombreuses délégations du Mexique en rébellion : délégués venant de la Ville de Mexico ou des états de Puebla, Oaxaca, Guerrero, Chiapas, etc., membres du Conseil National Indigènes, de l’APPO, de VOCAL, du FPDT d’Atenco, de l’Autre campagne... Ce fut également le lieu de plusieurs Rencontres françaises ou européennes des réseaux de solidarité avec la lutte zapatiste, ainsi que de diverses initiatives dans le cadre de la « Campagne 20 et 10 : le Feu et la Parole ». C’est aussi au 33 rue des Vignoles que s’est créé un réseau d’échanges solidaires pour l’importation du café produit par les coopératives zapatistes.

Aujourd’hui la Mairie de Paris menace la CNT de récupérer ses locaux. Pour le CSPCL le combat pour préserver notre lieu de réunion, de lutte et d’échanges qu’est le 33 rue des Vignoles, s’intègre tout naturellement à la campagne zapatiste de défense des « terres et territoires ». C’est dans ce cadre que le CSPCL a décidé d’organiser cette soirée de solidarité du 18 novembre pour qu’Encore longtemps dans les locaux du 33 rue des Vignoles, on continue à entendre le cri de « ZAPATA VIVE ! LA LUCHA SIGUE... ».

Comité de solidarité avec les Peuples du Chiapas en lutte (CSPCL)

http://cspcl.ouvaton.org

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