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Manifestons devant le centre de Rétention le vendredi 16 Novembre 2012

mardi 6 novembre 2012
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En débat* : On aimerait savoir qui est derrière cette initiative, qui ne risque que de conduire à des arrestations de militants (donner RDV au RER, sans rire ?). Nous ne tenons pas à envoyer nos lecteur-rice-s dans des guet-apens. Prière donc d’apporter des précisions : qui organise, y-a-t-il une legal-team, etc. ? En l’état, ce RDV paraît complètement irresponsable.

* Note aux commentateurs agressifs : "En débat" ne signifie pas "refusé", encore moins "censuré". Il concerne des articles qui, sans être frontalement contraires à la charte, font débat au sein du collectif de modération, soit par leur imprécision, soit par leur contenu, ou pour toute autre raison. Deux exemples similaires et récents, qui n’ont pas soulevé autant de passion :
- http://paris.indymedia.org/spip.php...
- http://paris.indymedia.org/spip.php...


MANIFESTONS DEVANT LE CENTRE DE RÉTENTION LE VENDREDI 16 NOVEMBRE 2012

Nouveau gouvernement, nouvelle année, nouvelles mesures.

Une énième loi concernant l’immigration est en train d’être votée. Elle va instaurer, entre autre, une retenue-contrôle d’identité de 16 heures pour les étrangers, permettant de palier à l’interdiction de la garde-à-vue pour défaut de papiers. Le ministre de l’intérieur quant à lui multiplie les effets d’annonce : il y aura encore plus d’expulsions en 2012 que les années précédentes (33 000 en 2011) et il envisage la fermeture de quelques centres de rétention pour rentabiliser leur fonctionnement et faire des économies. Bref, enfermer plus, pour expulser plus, plus vite.

Depuis cet été, des dizaines de squats et campements rroms ont été expulsés et détruits par la police, tandis qu’à Marseille c’est une milice populaire qui s’en est chargée.

Aux frontières de l’Europe, les contrôles se resserrent chaque jour un peu plus : les accords de coopération entre les deux rives de la méditerranée sont signés et re-signés, les murs montent, les camps s’ouvrent et les corps de celles et ceux qui meurent pendant la traversée s’entassent.

Mais, malgré leurs patrouilles en mers, leurs barrières électroniques et leurs barbelés toujours plus tranchant, des personnes réussissent à franchir les frontières, à Melilla, Lampedusa où en Grèce.

Bons et mauvais.

La chasse aux indésirables se fait de plus en plus tenace, tandis que la misère progresse. Il devient pour tout à chacun plus difficile de trouver de l’argent, de se nourrir, de se loger... Le pouvoir joue la division entre bon français qui galère et mauvais étranger pré-terroriste ; entre bon immigré venu avec un VISA de travail ou de recherche et mauvais immigré venu illégalement pour profiter de l’État social.

Chacun pour soi et tous contre tous afin d’éviter l’entr’aide et que ça ne lui pète à la gueule.

Mais l’objectif de l’État n’est pas d’expulser tous les sans papiers. Les exploiter par milliers permet d’avoir une main d’œuvre flexible que les patrons peuvent employer au coup par coup, pour des missions précises, au même titre que les intérimaires, ceux qu’on fait travailler au black ou à coup de contrats précaires. L’enfermement et l’expulsion d’une partie d’entre-eux est un moyen d’apprendre la peur et la résignation à tous.

À partir de ce contrôle de l’immigration, c’est aussi un contrôle généralisé de la population qui s’impose. Pour voyager, se déplacer, se soigner il faut avoir ses papiers ; à chaque coin de rue, dans chaque institution, n’importe qui peut se retrouver à devoir justifier son identité. À ce dispositif s’ajoute les caméras de vidéosurveillance de plus en plus nombreuses, la généralisation des cartes à puce, visas biométriques, etc.

Lutte et solidarité.

Les luttes auto-organisées de sans papiers peinent à exister tandis que les centrales syndicales et leurs amis demandent des critères de régularisation par le travail, faisant le jeu de l’immigration choisie et de la division, excluant par là une partie des sans papiers.

Dans les centres de rétention l’heure est globalement à la résignation et aux actes individuels de résistance ou de désespoir (auto-mutilation, etc.). Cependant, ici ou là des révoltes et résistances éclatent. Cet été à Marseille, les retenus du centre de rétention du Canet ont multiplié refus de manger, bordel, refus d’embarquement, incendies, tandis que les flics pratiquaient intimidations, tabassages en règle et gavages aux médocs. À l’extérieur, des personnes se sont bougées pour rompre l’isolement et exprimer leur solidarité : prises de contacts avec les retenus, diffusion d’informations sur la situation, aide juridique, actions à l’aéroport et occupation d’un bateau pour empêcher des expulsions, parloirs sauvages, rassemblements... Plusieurs retenus qui se sont révoltés ont été libérés tandis que d’autres ont été expulsés. Le soir du 8 août, des pétards sont lancés devant le centre. Deux personnes sont arrêtées et placées sous contrôle judiciaire en attente de leur procès qui aura lieu le 16 novembre. Elles sont accusées, entre autre, de "mise en danger d’autrui". Quelques semaines plus tard, le 1er septembre, le feu prend dans une partie du centre. Un retenu est arrêté et condamné, en comparution immédiate, à 8 mois de prison ferme et 1600 euros d’amende.

D’un côté comme de l’autre des murs des ces camps, depuis plusieurs années, l’État cherche à réprimer les actes de résistance.

La solidarité réciproque entre le dedans et le dehors est plus que nécessaire pour tenter d’enrayer la machine à expulser.

Pour cela, et pour poursuivre la lutte contre les centres de rétention et la machine à expulser, manifestons vers le centre de rétention de Vincennes le vendredi 16 novembre 2012.

Rendez-vous à 18 heure au RER joinville le pont (rer A).

- Solidarité avec les deux de Marseille qui passent en procès le 16 novembre !

- Non aux centres de rétention !

- Des papiers pour tous ou plus de papiers du tout !

- Liberté de circulation et d’installation !

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  • Je comprend pas trop les questionnements d’indymedia. Pourquoi ce rendez vous serait il particulièrement un guêt apens par rapport à tous les autres depuis des années au centre de rétention de vincennes. Pour quoi faudrait il que désormais les appels soient signés alors que plein ne l’ont pas été auparavant ? Malheureusement depuis l’incendie du centre en juin 2008, il n’y a plus de manifs "larges" et déposées en prefecture, les organisations qui soutiennent traditionnellement les sans papiers ont déserté le terrain des centres de rétention et il reste très peu de marge de manoeuvre à ceux qui veulent continuer à faire des manifs devant les cra pour montrer que ces lieux existent et montrer leur solidarité aux retenus en ce faisant entendre de l’extérieur, ceci parceque la police repousse les manifestants toujours plus loin du centre et parceque la repression peut être féroce. Il parait évident que les organisateurs n’ont pas vraiment le choix de faire autrement.

  • Il est hélas bien dommage que toutes ces orgas aient abandonnées le terrain c’est le moins que l’on puisse dire

  • ? ?? [2] 14 novembre 2012 00:36

    Comme lors de précédents événements de ce type, il y aura une "légal-team", des avocat-e-s sont déjà sur le coup en cas de besoin, bref, c’est la première fois que vous "débattez" de la sorte pour savoir si oui ou non vous allez publiez un événement autonome "non-déclaré en préfecture". c’est quoi le problème ? La lutte contre les centres de rétention n’est plus suffisamment "à la mode" pour vous ? Ou alors vous rejoignez les Ministres de l’Intérieur qui se succèdent avec un discours sécuritaire délirant à l’encontre des "anarcho-autonomes" ?

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