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Madrid : La volonté hégémonique de la non-violence‏

samedi 3 novembre 2012
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vu sur le blog "le laboratoire"

il est là le problème des mobilisations contre le capitalisme et son cortège de "pacifistes" et de pseudo indignés

souvenons des années 70 où la violence politique était intégré au conflit de classe comme le démontre Jann Marc Rouillan dans "ses mémoires"

Samedi 3 novembre 2012 Madrid : La volonté hégémonique de la non-violence lu sur le cri du dodo La révolution est impossible. Le progrès imparable de la logique de la non-violence rend impossible le conflit radical contre l’État et ses chiens de garde.

Des manifestants « pacifistes » encerclent un compagnon en le montrant du doigt et l’accusent d’être un flic infiltré, violent, etc… pour avoir lancé un pétard. La masse inepte essaie d’emmener le compagnon jusqu’à la police pour qu’il soit arrêté.

Ce fait, qui a eu lieu hier lors des manifestations à Madrid ce 26 Septembre est quelque chose qui se répète à chaque manifestation de citoyennisme dans l’État espagnol. Ce climat s’est installé lors de la prise des places pendant le 15M (2011) et a continué au fil des appels de cette année, jusqu’à arriver à celui du 25-26 septembre. La légitimation des oppresseurs qui ont agressé, contraint et séquestré les personnes qui manifestaient dans les rues la veille, met en doute les intérêts de ce « mouvement » parallèle au 15M, réputé pour ses objectifs spectaculaires et médiatiques, qui, loin de proposer une alternative réelle ou une rupture avec le régime d’oppression démocratique, demande une refondation de la politique d’État providence et une « rénovation » du capitalisme occidental opulent.

La désobéissance civile généralisée est un triomphe qui doit être reconnu comme tel, mais exercer la désobéissance civile comme un simple acte esthétique et/ou spectaculaire, sans la volonté pour le changement social, devient une légitimation du statut quo actuel. L’hégémonie de la non-violence et la criminalisation de l’action directe sont une aubaine pour la police et les moyens mis en œuvre pour récupérer pour le système les protestations et les convertir en une manif grotesque qui réclame la transparence démocratique que crie sur tous les toits la culture occidentale, au lieu de laisser se manifester l’expression de la rage produite par la misère quotidienne. Nous trouvons que, bien qu’il n’est pas impossible d’arrêter de sortir dans la rue pour protester contre la misère qui nous entoure et qui nous fout dans la merde, nous devons identifier nos compagnon-ne-s de lutte dans chaque recoin, et d’autre part reconnaitre ces personnes qui manifestent en légitimant ceux qui nous agressent, l’État qui nous opprime et une classe politique qui nous montre du doigt et se fout de nous comme nos ennemis. Fatigués de cette situation dans les mobilisations, de la répression et criminalisation de la part de ce type de personnes “mouvementistes”, nous devons faire front commun et nous déplacer dans nos propres blocs, nous différenciant de cette caste de masochistes politiques avec qui il nous est impossible d’arriver à des objectifs communs.

L’augmentation de la protestation et de la désobéissance devrait, irrémédiablement, arriver à faire dégénérer les mobilisations pacifistes en révoltes radicales puisque la continuité des protestations ne peut que générer un effondrement du pacte social qui évoluerai en une répression généralisée, ce qui doit provoquer une extension de la solidarité et augmenter le conflit social, d’autant plus dans la situation actuelle du néo-capitalisme en décomposition. Mais tenir pour acquis que cela se produira tout seul est d’une naïveté crasse, vu le contrôle absolu de l’opinion publique par les médias et le monopole de la violence que détient l’État, renforcé par le discours de non-violence des mouvements citoyennistes, comme le 15M et les autres. La pression sociale contre l’action directe, accusant des compagnon(ne)s d’infiltrés, de provocateurs, etc .. a provoqué la diminution du conflit jusqu’à des niveaux acceptables pour l’État comme expression légitime du peuple, sans aucun type de retombée générale, loin de l’esthétique marginale de la protestation dans les médias de contra-information et des vidéos sur internet, et pour la récupération des rares scènes de violence légitime contre les oppresseurs dans les médias comme la cause des agressions policières, que les gens reconnaissent comme les coupables de la situation et de la répression par les “fonctionnaires policiers”.

La non-violence ne lutte pas, elle demande. Et demander c’est autoriser une personne ou un groupe à t’accorder tes sollicitations. Demander c’est légitimer la situation actuelle. Pour la fin de la démocratie, pour l’anarchie.

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