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Expulsion du 260 rue des Pyrénées

lundi 29 octobre 2012
impression 18 réactions

Ce matin, jeudi 29 octobre, à 6h et 6 degrés au thermomètre, ce n’est pas moins de 150 flics en uniforme doublée d’une cinquantaine de civils qui viennent pour expulser le 260 rue des Pyrénées. Un déploiement ahurissant pour les quelques mal-logés qui habitaient à l’intérieur depuis la fin du mois de juin. Les habitants déjà alertés ont pu voir s’installer les camions de crs et les spots surpuissants braqués depuis des mats télescopiques sur la façade du bâtiment. C’est sous ces feux de la rampe que la porte opposa une résistance héroïque de quinze minutes, devant être ouverte de l’intérieur par des policiers-cordistes rentrés par le toit. Ensuite, c’est l’expulsion proprement dite, les habitants, au nombre d’une dizaine, sont regroupées dans la pièce principale du premier étage en attendant que ça passe, keufs et huissiers avec toujours leurs matraques en bandoulière et leurs sourires aux lèvres. Les personnes présentes obtiennent un contrôle d’identité oral et cinq personnes parmi lesquelles un bébé obtiennent un hébergement d’urgence... une semaine dans un hôtel « première classe » à … Cergy pontoise !

Un peu avant huit heures, tout est fini, les habitants et leurs affaires sont repoussés hors du « périmètre de sécurité » par lequel le dispositif policier avait bloqué la rue des Pyrénées et la rue de la Chine. Elles étaient donc restées vides pendant toute la durée de l’opération : à trois jours de la trêve hivernale, mieux vaut se planquer pour mettre des gens à la rue.

Qu’on soit squatteurs ou locataires en défaut de paiement, face à la multiplication des expulsions, au nettoyage express de Paris , nous ne nous laisserons pas faire. Quand les maisons sont vides et les loyers trop chers, occupation !

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  • Expulsion du 260 rue des Pyrénées 29 octobre 2012 12:50, par Pimousse

    Le bâtiment qui est entrain de se faire expulser est prévu pour faire un foyer Emmaus prévu pour des SDF.

  • Expulsion du 260 rue des Pyrénées 29 octobre 2012 13:26, par Pimousse

    Après pour ce qui est l’hébergement d’urgence je peux vous dire que ces personnes on bien de la chance car le trois quart du temps le 115 à des places chez " marchand de rêves", dans des hôpitaux ect. Une semaine hébergé par le 115 c’est un exploit ( Le 115 reste souvent de beaux enfoirés) ! Si c’est personnes on l’adresse de Paris sur leur carte d’identité, elles peuvent se tourner vers les différentes PSA parisienne (pour les hommes : c’est Bastille mais je n’ai plus l’adresse exacte, pour les femmes, familles et couple : c’est chemin vert et pour les moins de 25 ans : c’est belleville/ place des fêtes ), ils faut qu’ils se tournent IMMÉDIATEMENT auprès des AS pour obtenir rapidement des aides et SURTOUT qu’ils insistent LOURDEMENT. Courage !

  • Expulsion du 260 rue des Pyrénées 29 octobre 2012 15:34

    Oui oui c’est ça pimousse : tout comme le 194 rue des pyrénées qui appartenait à l’aftam (qui gère des foyers de migrants), resté vide des années puis détruit une fois l’expulsion accomplie ; tout comme le 3 place moreau david à fontenay sous bois, qui devait servir à construire une crèche et des hlm (toujours vide 1 an après l’expulsion et rien n’a bougé), tout comme des milliers d’autres lieux occupés où on place les squatteurs en méchant voleurs de place de "vrais" sans abris...

  • Expulsion du 260 rue des Pyrénées 29 octobre 2012 18:52, par Pimousse

    Je vais prendre exemple sur un organisme : Les enfants du canal. Pour un de leur lieux, ils ont du attendre 4 ans pour enfin avoir les locaux dans un état convenable car il y a des grosses restrictions budgétaires pour les associations, des fois il y a des priorités sur les chantier et ça c’est la ville de Paris qui donne le feu vert sachant que les chantiers sont des dons ou des gestions en commun avec la ville de Paris. Je ne prends pas la défense de TOUTES les association ou encore de l’administration de la ville de Paris et il est clair que certain(e)s se foutent de la gueule du monde mais il faut aussi connaitre le système des administrations avant de baver.

  • Expulsion du 260 rue des Pyrénées 29 octobre 2012 18:52, par Pimousse

    Là, pour le coup c’était prévu pour les Emmaüs et eux, finissent toujours par faire le nécessaires car c’est une grosse asso reconnu. Sans parler des infestations de punaises de lits et des souris qu’il faut traiter à Paris et qui est bien compliqué à gérer même pour les locaux HLM. Ensuite il y a pas mal d’ancien commissariat, centre de sécu libre, d’ancien locaux d’APHP (qui sont d’ailleurs fermé en grand nombres), les casernes de pompiers fermé, les locaux militaires déserté, les centres SNCF vide, les centres des impôts oublié... et eux sont totalement géré par les services public... et pour le coup c’est des trucs qu’ils REFUSENT de débloquer. Je pense que cette idée est a méditer ( ce n’est qu’une idée ). N’est pas une belle manière d’exprimer le besoin de logements en France ?

  • Expulsion du 260 rue des Pyrénées 29 octobre 2012 18:54, par Pimousse

    Maintenant renseigné vous si vous entendez que le bâtiments appartient à Aurore, Emmaüs ou Adoma ( qui sont de très grosse associations )dite vous bien qu’ils prendront le temps mais arriveront toujours à finir leur chantier. Renseignez vous bien avant, c’est juste un petit conseil pour éviter ce genre de situation désagréable et ce genre de débat. Après en banlieue parisienne il y aussi énormément de trucs à squatter... et pareil, n’oublier pas que les subventions ne sont pas les même selon les communes.

  • Expulsion du 260 rue des Pyrénées 29 octobre 2012 18:54, par Pimousse

    Certaines communes ne sont pas avantager ( et encore je ne rentre pas dans les détails car les gestions c’est une trucs de dingues une fois qu’on sort de Paris ) Une petite voix me dit que le Jeudi Noir ferait le recensement des locaux vide à Paris. Je ne dit pas que tout ce qui est fait est bien, je dirais même qu’il y a beaucoup de choses à changer et que malheureusement il y a encore beaucoup à faire. signé : Une vraie sans abris qui sort d’un foyer, pour femme et enfant, Pourri de Amiens ** Clin d’oeil **

  • Expulsion du 260 rue des Pyrénées 29 octobre 2012 18:59, par Pimousse

    N.B : Je ne vois pas les squatteurs comme des méchants... Je donne juste les informations que je détient sur le sujet pour éviter justement que vous passiez pour de "vilains pas beaux ". ( je suis une ancienne squatteuse en plus d’être une Maman SDF vivant chez un ami en attendant d’avoir un logement en bailleur sociaux qui tarde à cause des administrations )

  • Expulsion du 260 rue des Pyrénées 29 octobre 2012 20:05, par Pimousse

    ( Note à l’administration) Tout mes commentaires n’ont pas été publier... du coup mon explication perd tout son sens. Snifff !

  • Expulsion du 260 rue des Pyrénées 31 octobre 2012 15:43

    ah ben la par contre personne ne réagit aux commentaires surréalistes de pimousse...

  • Expulsion du 260 rue des Pyrénées 1er novembre 2012 11:57

    Si elle vécu dans la rue , Pimousse , elle SAIT de QUOI elle parle !!!!

    Je préfère ses commentaires aux leçons de morale de militants déconnectés du terrain !

  • Expulsion du 260 rue des Pyrénées 1er novembre 2012 14:56, par l

    Les informations de Pimousse sont complètement erronées. Le 260 est un lieu appartenant à toit et joie, bailleur social de la poste. Il est destiné à loger des travailleurs de la poste, pour des loyers tout sauf modérés. Il a servi par le passé de foyer emmaus, mais ce n’a été que passager (un an ou deux).

    Et, par ailleurs, quels que soient les batiments vides que nous occupons, ce n’est pas nous, squatteurs, qui sommes responsables de la pénurie de logement. Nous ne sommes qu’une brindille perdue dans le marécage gestionnaire.

  • Expulsion du 260 rue des Pyrénées 1er novembre 2012 16:36

    ok moi aussi je suis sdf sorti d’un foyer pourri (tu vois c’est facile). Non plus sérieusement moi ej me suis retrouvé sdf parce que justement un jour on m’a vidé de chezz moi avec l’argument que "le batiment que j’occupais" devait servir à construire des "vrais hlm pour les pauvres on vous jure c’est vrai c’est pour les sdf". Aujourd’hui c’est un immeuble de standing.

    Donc allez servir votre baratin ailleurs bien-sur ça sert à construire un foyer pour sdf emmaüs comme par hasard, le truc marrant c’est que pour ça ils expulsent des gens, peut etre pour pouvoir justement se créer une clientèle en vue de leur futur foyer pour sdf.

  • Expulsion du 260 rue des Pyrénées 1er novembre 2012 17:21, par Un non-militant qui passe un maximum de temps sur le terrain (de (...)

    Personne ne SAIT tout. Personne.
    Et sacraliser une personne à cause d’un parcours de vie, c’est môche. Je ne dis pas que c’est sans importance, mais de fait, notre statut social ne fait pas de nous/vous/eux des gens incritiquables.

    Je dirais même, tout ce qui existe doit être critiqué. Et tant pis si ça vexe.

  • A Pimousse 2 novembre 2012 18:48

    Le Batiment du 260 été un Foyer d’Hebergement d’Urgence géré par Emaeus cédé par la poste sur proposition de l’état suite à la lutte des enfants de don quichotte en 2007. Ils se sont fait ensuite expulsé en 2010. voir http://paris20.paris-eelv.fr/spip.php?article155

    Le projet de Toit et Joie est de faire une résidence sociale pour Jeune Travailleur.

  • Réponse à Pimousse 2 2 novembre 2012 18:49

    En clair, la poste a prété (loué) son ancien foyer postal à Emaeus pour les SDF des don quichotte, puis elle l’a revendu a sa filliale Toit et Joie et pour ça elle a du expulser et fermer un centre d’hebergement d’urgence gagné grâce à la lutte des sans logis pour construire une résidence social, laissant ainsi le batiment vide pendant plus de 2 ans et les 50 personnes à la rue pendant ce temps. Les Mals loges acharné l’occupent on les vire.

    Absurdité et Buissness du Logement social qui vire des gens pour en reloger d’autres mais dans au moins 3 ans, pendant ce temps là on peut crever dans la rue...

  • Expulsion du 260 rue des Pyrénées 3 novembre 2012 12:38

    La lutte des don quichiotte à servi à promotionner l’hébergement d’urgence comme seule solution à la pénurie organisée de logement. Les don quichiotte à qui le gouvernement de l’époque à confié ce bâtiment est devenu aphone et a entretenu ce système complètement pourri. Ce n’était qu’une entreprise de communication soutenue par les merdias. Ces gens là sont surtout des collabos de ce système et y veulent une place à tout prix.

    Pour ce qui concerne le 260 il deviendra un foyer de jeune travailleur pour les futurs exploités de la poste qui devront survivre avec un salaire minable dans un emploi précaire et un logement à durée déterminée. Vivre en foyer de jeune travailleur c’est être sous tutelle ce n’est pas vraiment chez toi et tu ne peux pas recevoir ou faire coucher tes potes ou tes copines. Bref encore une fois on met le pauvre sous surveillance et en plus il doit dire merci.

  • Expulsion du 260 rue des Pyrénées 5 novembre 2012 03:55, par ...

    Les commentaires de Pimousse sont peut être maladroits et parfois erronés niveau informations, mais je vois pas en quoi ils sont "surréalistes". On a aussi le droit de pas être d’accord avec, et après ? Mais on pourrai aussi lui demander comment elle s’est retrouvée à la rue. Y a des gens que ça pourrait peut être intéresser... N’est-ce pas ?

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