Recherche

Indymedia

Publiez

Infos locales

Lire plus...

Infos globales

Lire plus...

En attente

Lire plus...

Sur l’expulsion du 38 rue des bois

lundi 22 octobre 2012
impression 22 réactions

Une trentaine de personne – dont une majorité de femmes et d’enfants – occupaient depuis près d’une semaine l’immeuble situé au 31 rue des bois, dans le 19e arrondissement.

L’occupation était démontrée, connue du voisinage et nous avions des documents pour le prouver : contrat et facture EDF de plus d’une semaine, photos datées prises dans le bâtiment.

Cet immeuble, vide depuis plus d’un an, appartient à la SIEMP (Société d’économie mixte de la ville de Paris), censée éradiquer l’insalubrité à Paris. Elle rénove effectivement de nombreux taudis, mais c’est pour faire à la place des logements sociaux extrêmement chers auxquels nous n’avons pas accès.

Les forces de l’ordre, assistées des pompiers, sont rentrées par effraction et ont mis plus de 3h pour déloger l’un d’entre-nous qui s’était réfugié sur le toit. Nous étions une centaine, habitants et voisins, rassemblés devant le lieu. La police a essayé de diviser, ciblant en priorité les jeunes du quartier. Une manifestation s’est ensuite organisée jusqu’à la place des fêtes. Merci à tous les voisins qui ont fait preuve de solidarité et à tous les habitants du quartier qui ont résisté avec nous lors de l’expulsion.

D’autre part, l’immeuble occupé du 260 rue des Pyrénées ou vivent à nouveau une quarantaine de personnes est toujours expulsable. La rue des bois n’est que l’arbre qui cache la forêt, la lutte continue.

Des habitant.e.s et soutiens du 38 rue des bois

PS : une assemblée est prévue demain (mardi) à 19h pour discuter de l’expulsion et des suites, au 260 rue des Pyrénées

L'ajout d'informations complémentaires est fermé car l'article à plus de 365 jours

voir les infos complémentaires ?

  • Sur l’expulsion du 38 rue des bois 24 octobre 2012 00:56, par La forêt derrière l’arbre

    "Les forces de l’ordre [...] sont rentrées [...] pour déloger l’un d’entre-nous qui s’était réfugié sur le toit"

    Pas un mot de plus ... ? Le camarade en question, qui a été arrêté, est toujours retenu au commissariat du 19e arrondissement 5 rue éric satie (métro Ourcq ligne 5). Ce soir (23/10) s’est tenu un rassemblement d’une 20ene de personnes gueulant des slogans et secouant les grilles en face du comico vers 21h30 / 22h00. Le camarade est apparement chargé pour outrage et rébellion, dégradation de bien public, violence sur agent avec arme par destination, refus de signalétique, refus d’ADN. Si vous pouviez penser à parler de ce genre de choses dans vos communiqués triomphalistes, avant (par exemple) d’encore ramener le 260 sur le tapis, ça serait peut être pas mal. Sans compter que c’est pas le seul squat expulsable du 20e (ni le centre du monde, cqfd). Merci de pas invisibiliser les autres. Vous auriez au moins pu signaler qu’il s’est fait coffrer.

  • Sur l’expulsion du 38 rue des bois 24 octobre 2012 08:25

    Ça commence à devenir ridicule cet acharnement sur tout texte qui sort de personnes participant ou vivant ou 260...

    Comme si y avait un quelconque intérêt à cacher l’inculpation. Le texte a été publié dans la soirée alors même que personne ne savait s’il était en garde à vue ou autre...

    Y aurait beaucoup à dire sur la bêtise de certain.e.s dans certaines situations, heureusement de l’autre côté ils ne règlent pas ça sur internet (surtout qu’une bonne partie des gens n’y ont même pas accès).

  • Sur l’expulsion du 38 rue des bois 24 octobre 2012 11:41, par signé : la forêt

    On ne te parle pas "d’intérêt à cacher" mais de la délicate indifférence qui permet à la personne (ou aux gens) qui ont écrit de texte de nous reparler du 260 dans un communiqué qui ne concerne pas ce lieu (ou pas directement) sans mentionner tout ce qui s’est passé sur place. Même des éléments cruciaux. Et il est faux de dire que "personne ne savait si il était en garde à vue", j’étais là devant le 38 rue des bois, son délogement à prix 3 heures et a largement énervé les keufs, et tout le monde l’a vu se faire embarquer. On pouvait au moins signaler qu’il avait été arrêté. C’est tout ce qu’on te dit. La bétise c’est de n’accepter aucune critique et de persister dans l’erreur même quand elle crève les yeux. Heureusement que d’autres gens se bougent le cul quand des camarades se font arrêter : surtout...

  • Sur l’expulsion du 38 rue des bois 24 octobre 2012 12:53

    Et hier plus d’une trentaine de personnes de l’assemblée du 260 sont allés crier devant le commissariat pendant plusieurs minutes sans y trouver les quelques gus qui avaient placé le rencard... mais certains ont du mal avec l’action collective.

  • Sur l’expulsion du 38 rue des bois 24 octobre 2012 13:59

    Je rappelle aussi que lors de l assemblée d hier soir, il a été question avant tout de parler de ce que l on pouvait faire pour soutenir le camarade en GAV , qu’un rassemblement est prévu pour cet après midi (24/10) par l’assemblée en soutien au copain, que les habitants du 260 et 38 rue des bois ont TOUS exprimé lors de l assemblée leur volonté de concentrer toutes les prochaines actions pour libérer le camarade et montrer leur solidarité envers lui et envers toutes celles et ceux qui sont venus les soutenir.

    A la fin de l assemblée, vers 22h30, un groupe d’une trentaine de personnes (habitants avec et sans papiers et soutiens) sont partis devant le comico et on criait leur solidarité envers le camarade. Un peut trop tard pour trouver le groupe de "gens qui, heureusement eux, se bougent le cul quand des camarades se font arrétés".

  • Sur l’expulsion du 38 rue des bois 24 octobre 2012 14:00

    Le communiqué ne parle en effet pas du camarade en GAV mais c est plutot du a un manque d info a ce moment ou a une maladresse et non a une supposé indifférence de la part des habitants et de des participants a l assemblée du 260.

  • Sur l’expulsion du 38 rue des bois 24 octobre 2012 15:31

    la forêt derrière l’arbre c’est tous les gens qui galèrent et certainement pas ton ptit nombril de squatteur ou squatteuse post-étudiant qui fait des récups

  • Sur l’expulsion du 38 rue des bois 24 octobre 2012 17:06, par Chiwain

    "Les forces de l’ordre [...] sont rentrées [...] pour déloger l’un d’entre-nous qui s’était réfugié sur le toit"

    On se marre, pas de réfuge pour rien, il a puisé dans le registre des pratiques totos sans considération des conséques, sans s’en référer au groupe et sans se demander ce que ça impliquait pour favoriser l’assaut policier.

    Bref, une montée d’adrenaline de plus a son palmares.

  • Alors mettons les choses au clair. Le bâtiment de la rue des Bois a été ouvert par l’assemblée des mal logés acharnés qui se tient au 260 rue des Pyrénées. Il n’y a donc pas de récupération de leur part... bande d’imbéciles. Et puis si vous voulez continuer à clasher venez le faire en face, comme par exemple à l’assemblé de mardi qui concernait quasiment entièrement le camarade arrêté. Et devinez qui a participé à l’antirep depuis lundi ? Aussi des membres de l’assemblée du 260. Alors , si vous, bande de petits insurectionnalistes, avez des problèmes avec les initiatives du 260, venez le dire en face, au lieu de toujours vous cacher derrière des "comms" digne d’un skyblog d’adolescent et des textes mensongers, pondus depuis le sommet de la montagne de votre soi-disante radicalité totalement abstraite.

  • Alors arrêtez de penser le politique uniquement par des gestes idéalistes et moraux ; vos "positions de principes". Votre anarchisme identitaire ne dépassera jamais rien d’autre que vos misérables "groupes affinitaires" et vos cénacles de révolutionnaires contentés par leur médiocrité.

  • Sur l’expulsion du 38 rue des bois 25 octobre 2012 12:04, par shitan

    A 20h35 : pour qui tu te prends ??? Depuis quand on insulte les camarades ici ? On dirait « des "comms" digne d’un skyblog d’adolescent » !!!

    Est-ce que Sa Suffisance, représentant autoproclamé, de l’AG de TOUS les collectifs de mal-logés de Paris peut admettre qu’on voie plus loin que le bout de « son » 260 ? Peut-elle imaginer que d’autres militants, éventuellement plus expérimentés que les dian-dians du 260, aient d’autres conceptions de l’action politique que les super-activistes-super-marxistes-super-totonomie-« ouvrière » qui s’accaparent la parole aux AG au nom d’une autorité de primo-squatteurs ???

    Et que ces voix divergentes soient excédées que leur avis ne soit pas pris en compte au même titre que ceux qui occupent l’espace vocal ou virtuel de leur discours simplistes ou de leur propagande sauce stalinienne ???

    De la belle graine de politicards !

  • Sur l’expulsion du 38 rue des bois 25 octobre 2012 12:10, par shitan

    A lire ou écouter certains, on a parfois l’impression que comme les Indignés, ceux qui négligent les actions auxquelles ils n’ont pas pris part croient sincèrement avoir inventé l’action collective, au mépris de tous ceux qui les ont précédés...

    C’est consternant... Et pas très encourageant sur notre capacité à changer ce monde...

  • Sur l’expulsion du 38 rue des bois 26 octobre 2012 08:35

    1) Ne pas perdre de vue une question essentielle dans cette polémique : la question du rapports des forces. Forces en présence, moyens concrets de s’y opposer, de les contourner, de les déjouer. En ce qui concerne les luttes pour le logement, malheureusement personne, je dis bien personne, n’est en mesure d’affirmer la "bonne" pratique, la bonne méthode pour parvenir à un antagonisme qui soit producteur de meilleurs conditions de lutte et de vie. Ni les anars insurec, ni les tous les autres (toutes tendances confondues). C’est un fait aisément vérifiable.

  • Sur l’expulsion du 38 rue des bois 26 octobre 2012 08:36

    2) Donc la recherche de la ou des tactiques/stratégies de lutte est permanente, contradictoire, parfois stérile. Car sur la question du logement, qui ne concerne pas seulement les "jeunes" mais aussi des personnes agées, des mères de famille, des enfants, les solutions d’un quelconque groupe affinitaire, de la bande de copains, ne sont pas adéquates. Comment produire, créer des conditions qui permettent d’accéder à un logement qui procure pour toutes les catégories d’individus et de groupes que je viens d’énoncer, le minimum de sécurité. Sécurité en matière de logement qui assure une certaine stabilité mentale, psychique, aux individus. N’oublions pas que l’énergie que l’on déploie dans la survie s’amenuise progressivement, qu’elle n’est pas éternelle. N’oublions pas qu’il existe des disparités fortes entre les conditions d’existence et que tout le monde n’est pas confronté à la même violence sociale. Cela aussi est aisément vérifiable.

  • Sur l’expulsion du 38 rue des bois 26 octobre 2012 18:40, par shitan

    Je suis d’accord dans l’ensemble avec 8h35 : je ne voulais pas dire qu’il y a une seule façon d’obtenir des logements, qui serait de suivre une recette éprouvée par les « Anciens », ou selon des méthodes puristes, frontales, etc...

    Mais juste que mépriser les principes anars par principe (et en particulier celui qui veut que l’AG donne lieu à une véritable délibération) - tout en se donnant à l’occasion des semblants libertaires pour complaire aux autres -, ça n’augure rien de bon pour la suite de la lutte. Il y a une grosse différence entre une stratégie cohérente, que rend possible la cohésion d’un groupe qui partage à peu près les mêmes conditions matérielles d’existence, et la tactique chaotante d’une coalition trop hétéroclite, sous la houlette d’apprentis leaders à moitié opportunistes ou carrément pas concernés par l’objet de la lutte.

  • Sur l’expulsion du 38 rue des bois 26 octobre 2012 18:41, par shitan

    Par ailleurs, les petits arrangements avec la vérité, dans les communiqués comme en AG, en politique comme partout, ne traduisent que le mépris, le ressentiment que 20h35 sait exprimer avec tant de finesse.

  • Sur l’expulsion du 38 rue des bois 26 octobre 2012 20:11, par un vilain "anarcho-autonome"

    "Alors mettons les choses au clair. Le bâtiment de la rue des Bois a été ouvert par l’assemblée des mal logés acharnés qui se tient au 260 rue des Pyrénées. Il n’y a donc pas de récupération de leur part... bande d’imbéciles."

    QUi ça donc ? Les gens qui occupaient le 38 rue des bois et font partie des plus pauvres qui ne l’ouvrent jamais ou presque en assemblée ? Ou la bande à buros qui annonce l’ouverture fraque dalle sur internet et n’était même pas là lorsque les flics sont arrivés et jouent à la petite avant garde illuminée à peine dissimulée ? Se faire traiter de "petits insurrectionnalistes" par des sous-marxistes attardés, ou de "petit bourgeois" par des bourgeois rentiers ou dont les parents payent l’ISF... c’est presque un compliment. ;-) "les choses au clair tu dis". Allez, on nous la fait pas mon vieux. Est-ce que le "groupe affinitaire" de petits chefs buros de "L’ASSEMBLEE LIBRE ET OUVERTE" se porte bien à ce sujet ?

  • Sur l’expulsion du 38 rue des bois 26 octobre 2012 20:21, par un vilain "anarcho-autonome" 2

    TU nous parles d’un anarchisme "identitaire" comme si tu étais anarchiste ou que ton 260 chéri ne dépassait pas les reflexes identitaires. COmme si c’était la pointe de la radicalité. Alors qu’on y ballade des pauvres et que vos minables petites stratégies de négociation emmènent les gens droit dans le mur et n’ont mené à rien pour l’instant. En attendant les vilains "anarcho-insurrectionnalistes" ou assimilés (ou ce que tu identifies comme tel apparemment) étaient là aussi pour soutenir le 38 rue des bois, comme beaucoup d’autres gens qui rentrent pas dans vos stratégies et agissent malgré tout. Comme quelqu’un qui soit disant "n’assume pas les conséquences" mais aura son procès en novembre pour avoir tenté de tenir le lieu jusqu’au bout. Certains osent nous parler de "conséquences" (mais qui les assumes ?) ou vomir des comparaisons avec les indignés (quel rapport ?).

  • Sur l’expulsion du 38 rue des bois 26 octobre 2012 20:30, par un vilain "anarcho-autonome" 3

    On en oublierai presque que certain-e-s sont bien contentes que d’autres prennent les risques pour ouvrir, pour ensuite investir les lieux et distiller leur discours de réformiste-radical à deux balles et prétendre que "le vrai combat c’est les logements sociaux". Mais cassez vous des squats puisque vous n’aimez pas les squatteurs/euses ! Retournez dans vos apparts ou chez vos parents ! Ouvrez donc vos permanences politiques vous-mêmes, et on en reparlera... Pour fantasmer sur ce qui passe à Turin ou ailleurs, là il y a du monde. Et ça vient nous parler de "rapport de force" ? C’est quoi le rapport de force pour vous ? Des actions symboliques à 30 devant un batiment administratif ? Une réunion de négociation râtée avec la mairie ? A force de prendre les gens pour des imbéciles, précisément, vous vous étonnez de l’effet que vous produisez. Assimiler la moindre remise en cause à votre encontre au vilain complot "anarcho-autonome-petit-bourgeois" ne trompe personne.

  • Sur l’expulsion du 38 rue des bois 27 octobre 2012 11:39, par shitan

    au vilain « anarcho-autonome » : en parlant des Indignés, je visais ceux que tu appelles : « la bande à buros » ou les « sous-marxistes attardés ». Juste parce qu’on dirait qu’ils viennent d’ouvrir les yeux sur ce monde de merde.

    J’avoue que mon post nétait pas clair...

  • Sur l’expulsion du 38 rue des bois 27 octobre 2012 12:09, par malatesta

    De passage à Paris ... un petit tour au 260 : c’est le bordel mais ça fait plaisir de telles initiatives ! Courage a vous camarades du CREA et du 260 : ne vous épuisez pas - la route est longue !

    Quand à ceux qui parlent beaucoup sur internet nous attendons leurs propositions tactiques ainsi que le bilan de ce que cette autre tendance a produit ces 20 dernière années.

  • Sur l’expulsion du 38 rue des bois 30 octobre 2012 18:47, par Une autre anarchiste.

    Si on veut parler de "bilan", la tactique prédominante à Paris même "ces 20 dernières années", c’est il me semble (puisque je vis quand même en région parisienne depuis des années) la stratégie squat d’artistes, négociation, et traffic de bails précaires... Des gens qui viennent nous expliquer que "la négociation, ça paye". Oui mais à quel prix ?! Que sont devenus ces lieux qui "obtiennent gain de cause" dans leurs négociations "acharnées" ? Pour les uns, "squats" d’artistes légalisés et pacifiés transformés en dispositifs de gentrification par l’art et vitrines de commerces culturels (dont la Mairie se débarrasse allègrement une fois l’opération de "restructuration urbaine" terminée - je songe à la Miroiterie, par exemple), et pour les autres relogements en logements sociaux ? C’est sur "c’est mieux que la rue". Mais avec ça on peut justifier n’importe quoi : c’est juste du chantage.

CopypLeft CopyLeft Indymedia (Independent Media Center). Sauf au cas où un auteur ait formulé un avis contraire, les documents du site sont libres de droits pour la copie, l'impression, l'édition, etc, pour toute publication sur le net ou sur tout autre support, à condition que cette utilisation soit NON COMMERCIALE.

Ceci est une plateforme de publication libre. Le collectif qui gère le classement des contributions n'endosse aucunement les propos et ne juge pas de la véracité des informations. Ce sont les compléments et réactions des Internautes, comme vous, qui servent à évaluer la qualité de l'information.