APRES PSA, C’EST TA BOITE QUI TE JETTERA A LA RUE !
Ce tracte a été rédigé par des autonomes et un camarade de la CNT-AIT. Ce fut une décision de la réunion où participèrent des camarades de l’OCL idf, OLS idf, CGA idf et des autonomes. Le texte fut diffusé pendent la manif syndical du 9/10/12 à Paris, Place d’Italie. A titre personnel les textes suivants m’ont inspiré : C’est une bonne guerre qu’il nous faut et le journal L’INVENDABLE n°10 « Le syndicalisme en question »
APRES PSA, C’EST TA BOITE QUI TE JETTERA A LA RUE !
Cette année, dans les secteurs industriels et tertiaires (PSA supprime 8000 emplois, Air France veut supprimer 5122 emplois, Carrefour pourrai t supprimer 600 à 1000 emplois administrati fs…) une centaine de mi l l iers de CDI seront supprimés, sans compter les CDD et contrats d’intérim non renouvelés. Et nous oubl ions souvent les emplois qui disparaissent des PME et TPME.
LA FERMETURE DE PSA AULNAY NOUS PEND AU NEZ
Dans le cadre du si te d’Aulnay-sous-Bois, l ’usine une fois fermée générera un « manque à gagner » qui touchera durement l ’économie locale et pas seulement les entreprises sous-trai tantes de l ’usine, mais les commerces, les services, etc… Tout ça pour la sale gueule des capi tal istes (propriétaires d’usines, d’entreprises, de terrains, de logements, etc. ), qui pour maintenir leurs profits, sont prêts aujourd’hui à jeter les gens qui hier se sont crevés au travai l pour eux. Pour la survie d’un système qu’i ls savent qu’i ls ne sauveront pas, comme le prouve l ’arrêt des subventions sur les usines métal lurgiques, sidérurgie et mines d’extraction de fer (grève de plus de 8000 mineurs de 40 mines de charbon dans le nord de l ’Espagne ; sui te à la réduction de 64 % des subventions, ArcelorMittal a annoncé, au cours d’un comi té central d’entreprise, la fermeture défini tive des 2 hauts fourneaux de Florange, etc…).
PSA, C’EST L’ARBRE QUI CACHE LA FÔRET
Que font les centrales syndicales ? El les proposent une négociation avec le gouvernement sur le contrat de travai l afin de sécuriser les si tuations personnel les des salarié-es. El les ne s’opposent pas aux l icenciements de masse, mais souhai tent les aménager. El les organisent des grèves de secteur et des journées d’action isolées alors que nous sommes tous concerné-es par les conséquences de la crise du capi tal isme. El les soutiennent « l ’industrie » et les « emplois » mais sans remettre en question les cadences, les risques pour la santé, les condi tions de travai l et de vie que nous sommes ontraint-es d’accepter, parce que « l ’industrie » vaut beaucoup plus que nous, que notre temps l ibre, que notre vie.
L’AUTOGESTION, CA FAIT MAL ?
Personne ne nous parle du fai t qu’une usine peut tourner sans patron-ne, que les ouvrier-es peuvent très bien organiser le travai l et la production en fonction des besoins et non de l ’offre et de la demande, en prenant les décisions collectivement. C’est ce que font les ouvrier-es de Zenon en Argentine depuis 2001, leur patron s’étant barré de l ’usine de céramique parce que sa revente lui rapportai t plus que son activi té. Alors, évidemment, ils et el les dépendent toujours des matières premières achetées et de la vente de leurs produits aux prix du marché, mais c’est un premier pas vers la réappropriation de leur mode de subsistance.
Ce n’est que par l’action directe, l’auto-gestion, l’entraide et la solidarité de classe que les exploité-es de tous les secteurs pourront s’extraire du système capitaliste et de l’État, son principal protecteur.



