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Discussion publique « race et capitalisme »

lundi 15 octobre 2012
impression 24 réactions

En présence des auteurs : Félix Boggio Éwanjé-Épée, Stella Magliani-Belkacem & Sadri Khiari

En France, quand elle n’est pas tout simplement ignorée la question raciale est prise en tenaille. Il y a d’abord celles et ceux, les plus nombreux à gauche, qui en font une sorte de menace à la prise en compte des classes sociales et de l’exploitation économique. Il y a ensuite celles et ceux qui souvent en réaction aux premiers, soulignent l’importance de traiter la race comme une construction identitaire. Si l’on reconnaît alors au racisme et aux processus de racialisation la capacité de structurer le monde social, c’est au prix d’une séparation entre les problèmes liés à l’identité ou aux représentations d’une part, et les questions relatives à la domination sociale, au fonctionnement du capitalisme et aux luttes populaires d’autre part.

La volonté qui traverse ce recueil est de donner à voir des points de vue, souvent non francophones, qui ne cèdent ni sur l’autonomie propre de la question raciale en tant que telle, ni sur son imbrication avec les luttes de classe, avec la problématique du droit à la ville ou encore sur les aspects économiques des disparités raciales. Tout en présentant sous une forme didactique une recherche encore à mener en France, le livre s’efforce aussi d’introduire les premiers jalons d’une réflexion stratégique globale contre le système raciste, qui considère autant les défis posés par l’organisation autonome des non-Blanc-he-s que les enjeux d’une alliance avec les couches populaires blanches et leurs organisations.

Vendredi 19 octobre, 19h30

Café-librairie Michèle Firk

La Maison de l’Arbre / La Parole Errante

9 rue François Debergue

Montreuil (93)

Métro Croix de Chavaux

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  • Ah ? il y a des "races". Moi je n’en connais qu’une : la race humaine !!!!

  • Bravo les Indigènes ! Bravo Tévanian ! Vos idées ont bien avancé : maintenant, on va devoir se définir par sa "race" ? Bravo, bravo ... ça doit bien les faire marrer chez les nazillons ...

  • à 7h59 : Tu ne dois pas être souvent confronté à l’humiliation des fouilles, des contrôles systématiques, du soupçon permanent et des galères pour trouver un appart, toi, pour te draper dans ton humanisme "il n’y a qu’une race, la race humaine". Tout le monde est d’accord pour dire que les races, biologiquement, n’existent pas, mais c’est une façon de définir ce qui, socialement existe, se vérifie et s’éprouve tous les jours. Arrêtons de se cacher derrière son petit doigt. C’est comme de dire "il n’ya qu’un genre, le genre humain, il n’y a qu’une classe, la classe humaine". C’est inopérant. Et pour ceux qui font un rapprochement aux nazillons, est-il possible d’être aussi bas du front ?

  • Oui, assez pathétique de voir que l’antiracisme se retire peu à peu derrière l’affirmation d’identités imaginées en fonction de critères qu’on cherchait depuis longtemps à sublimer, voire à supprimer. Oui, le concept de race qu’on croyait devoir être déconstruit est désormais utilisé par ceux qui prétendent lutter contre l’oppression. Mais l’oppression n’a ni de race ni de couleur. Même dans la société occidentale, qu’on le veuille ou non, la domination n’est pas incarnée seulement par des "blancs". C’est assez révoltant de voir, par exemple dans certains rassemblements antiracistes (camp no borders) la présence de tentes pour "People of color". Qui peut se définir dans cette catégorie ? Ou est la limite entre le blanc et la couleur ?

  • Sadri Khiari est un des fondateurs des Indigènes de la république ... il me semblait que Indymedia Paris ne passait pas les annonces de ce groupe...

  • Discussion publique « race et capitalisme » 16 octobre 2012 16:26, par VSGCI

    Comme chacun sait, les émirs saoudiens ou qataris qui viennent à Paris prennent le métro, galèrent pour trouver un appart’ et sont contrôlés dès qu’ils sortent dans la rue.

    Et donc, les réflexes conditionnés de la police sont liés effectivement à l’origine ethnique, et pas à la condition sociale…

  • "Comme chacun sait, les émirs saoudiens ou qataris qui viennent à Paris prennent le métro, galèrent pour trouver un appart’ et sont contrôlés dès qu’ils sortent dans la rue"

    Qu’est-ce qu’on peut lire comme conneries ! J’aime surtout le "comme chacun sait" : j’ai relu deux fois pour être certain que ce n’était pas ironique, tellement ce postulat semble grotesque.

    Et quand bien même, la couleur de peau ne définit pas une "race". Quant aux contrôles de police, ils reposent dans tous les pays sur des critères de différence visibles, sur des facteurs d’exclusion de la norme qui ne dépendent absolument pas d’une supposée race, mais de critères physiques et comportementaux. Et cette norme n’est pas la même d’un pays à l’autre, d’un continent à l’autre...

  • Et bien entendu, tous les "blancs" (les "whites", comme dirait Valls), même prolos, roulent en limousine, n’ont pas de soucis de logement, ne sont jamais contrôlés, ont des comptes bancaires bien remplis, et n’ont pas besoin de travailler vraiment, vu qu’ils ont plein de richesses personnelles issues du colonialisme et du néo-colonialisme. Colonisation et esclavage qui, comme chacun le sait, n’a jamais été fait que par les pays occidentaux.

  • Niro 1 17 octobre 2012 16:05

    Alors dejà pour que tout soit clair et qu’on me prête pas des sympathies que j’ai pas : je supporte pas les Indigènes qui sont complètement à la ramasse sur tout ce qui touche à l’oppression de classe, Tévanian je le connais pas je m’en bats les reins de lui je sais pas ce qu’il dit et je m’en fous.

    MAIS : la notion de "race" quand elle est utilisée pour mettre un nom sur une oppression qui existe bel et bien, bah je la conçois tout à fait. Si c’est le terme qui vous dérange, trouvez en un autre mais bon vous serez pas les premiers à essayer. Prendre en compte la catégorisation raciale et raciste comme une méthode d’oppression ça a rien de "nazillon" au contraire quand on est radical je vois mal comment on pourrait nier que certainEs soient misEs à l’amende plus souvent et plus régulièrement parce que noirs ou beurs. Et tout ceux qui vont dire que c’est faux et que l’oppresseur ne remarque pas la couleur bah je sais pas dans quel monde vous vivez.

  • Niro 2 17 octobre 2012 16:05

    Un exemple tout simple : les rafles de sans-papiers s’opèrent en ciblant précisément les personnes selon leur faciès et leur couleur de peau. Nier ça c’est nier les conditions d’oppression que subissent les sans-pap’.

    Il serait temps que celles et ceux qui se disent radicaux dans leur lutte contre ce système dans sa globalité commencent à enlever leurs oeillères sur la question du racisme, qu’ils comprennent que dire "un noir subit une oppression qu’un blanc ne subit pas, celle du racisme" ça remet à aucun moment en cause le fait que la majorité des blancs en France sont des opprimés. En cela, on est pas obligé de forcément suivre les indigènes c’est pas les seuls à avoir le droit d’affirmer que les pauvres quand ils sont pas blancs subissent une autre oppression, celle du racisme.

  • Niro 3 17 octobre 2012 16:07

    Quand aux indigènes et consorts, c’est juste des gens qui aspirent à vivre dans le même confort que les gens qu’ils attaquent. J’ai pas le souvenir de les avoir vu se prononcer pour une lutte des pauvres contre les bourges. À partir de là ils sont pas révolutionnaires donc je comprends même pas qu’on soit encore là à les citer (en bien ou en mal).

    Par contre aller à la rencontre de celles et ceux qu’ils prétendent représenter dans les quartiers ça permettrait aux personnes qui sont gênées par le débat de constater que les deux combats n’en forment qu’un seul.

  • On les cite parce qu’ils participent à ce truc par le biais d’une personne qui est aux Indigènes

  • J’entends les arguments (fondés) de ce qui disent que la couleurs de peau, même si elle n’a aucune essence et naturalité, conditionne des traitements sociaux différenciés et désavantageux. Personne ne le nie.

    Mais alors il fallait parler de "races assignées" ou "d’identités raciales assignées". Dire "race" tout court entretien une confusion et revient à valider cette catégorie sociale.

    Dire en passant dans la présentation : "processus de racialisation" est bien insuffisant pour éviter l’effet d’essencialisation induit par le titre.

  • Quand à l’analogie entre question de race (supposée) et question de genre, elle est débile. Ce n’est pas la même oppression, ce n’est pas la même inégalité, racistes et sexistes n’ont pas le même projet (dégager les "autres différents" dans un cas, perpétuer et naturaliser l’infériorité d’un être vu comme complémentaire et subordonné de l’homme dans l’autre). Le genre est par définition un construit social, c’est justement pour dépasser l’essence et la naturalité apparente du sexe qu’on s’en sert. Le mot race, lui, ne permet pas se déplacement de pensée. Dire que races et genres sont construits pour produire de la domination et produisent effectivement des identités, donc sont la même question, constitue un sophisme de bas étage (mon canard a des plumes, mon oreiller est fait de plumes donc mon canard est un oreiller).

  • me contrefout des indigènes. par contre je me demande pourquoi certains sont toujours attaqués sur leur supposé communautarisme ou leur absence d’esprit "véritablement révolutionnaire" quand de l’autre côté on s’interroge peu sur le fait que le milieu toto militant est composé à 99,99% de blancs restant entre eux, et dont l’ouverture d’esprit légendaire attire bizarrement peu de nouvelles têtes ? 1:2

  • Le discours identitaire me gonfle, les sempiternels donneurs de leçon qui restent entre eux sur Montreuil ou dans d’autres guettos agacent tout autant. surtout quand on sait que certains petits juges pisse-froids ont parfois déjà fait fuir plus d’un opprimé...certains copains étrangers emmenés dans des débats pour se rapprocher de certaines luttes ont vite été refroidi par l’uniformité du milieu et la façon dont certains se prennent énormément au sérieux. mais ne nous posons pas de questions sur cet aspect, et surtout, au prochain débat à l’intitulé maladroit, à la prochaine expulsion d’un CREA, d’un 260 en survie ou d’une Rôtisserie, n’oubliez pas de dégainer sur les cadavres encore frais une bonne critique formulée avec tact et finesse dans un bel esprit de solidarité et de camaraderie. 2:2

  • La Sulfateuse 18 octobre 2012 19:53

    Tiens, y a encore des abrutis qui confondent les "races" biologique et les "races" comme construit social !

    Allez donc voir des féministes et dites leur que les "genres" n’existent pas "biologiquement" et que donc les luttes féministes (qui partent de l’oppression des genre comme construits sociaux) sont des trucs "sexistes".

    L’égalité n’est pas déjà- là, elle est à construire, et pendant que certains idéalistes privilégiés se gargarisent d’être déjà hyper-déconstruits c’est pourtant toujours les mêmes qui se font taper sur la gueule.

    Enfin, rien de neuf sous le soleil, malheureusement !

  • "les défis posés par l’organisation autonome des non-Blanc-he-s que les enjeux d’une alliance avec les couches populaires blanches et leurs organisations."

    On est à 440 000 km de la lutte pour l’émancipation de tou te s là... Une "alliance" entre "blancs" et "pas blancs" ? Mais quel est ce délire ?

  • "quand de l’autre côté on s’interroge peu sur le fait que le milieu toto militant est composé à 99,99% de blancs restant entre eux"

    Mais t’es qui pour faire des statistiques ethniques toi ? On rêve franchement !

  • Une "alliance" entre "blancs" et "pas blancs" ? Mais quel est ce délire ?

    C’est un délire raciste, tout simplement. Tout comme on ne peut accepter le concept de "racisme anti-blanc", on ne peut accepter ce racisme "sociologique" qui entend bien établir des clivages dans les luttes entre "blancs" et "non-blancs". Indigènes, Identitaires : les deux machoires d’un même piège à couillons.

  • « Les Noirs veulent plus que les Blancs : voilà le cœur d’un problème insoluble, ou soluble seulement avec la dissolution de cette société blanche. Aussi les Blancs qui veulent sortir de leur propre esclavage doivent rallier d’abord la révolte noire, non comme affirmation de couleur évidemment, mais comme refus universel de la marchandise, et finalement de l’État. Le décalage économique et psychologique des Noirs par rapport aux Blancs leur permet de voir ce qu’est le consommateur blanc, et le juste mépris qu’ils ont du Blanc devient mépris de tout consommateur passif. Les Blancs qui, eux aussi, rejettent ce rôle n’ont de chance qu’en unifiant toujours plus leur lutte à celle des Noirs, en en trouvant eux-mêmes et en en soutenant jusqu’au bout les raisons cohérentes. »

    Le Déclin et la Chute de l’économie spectaculaire-marchande

  • Ni race, ni capitalisme ! 20 octobre 2012 05:00, par vSGCI

    La preuve par tous les commentaires au dessus : dès qu’on part d’une question de « race », de « couleur », de « genre », sans dire que la cause de l’oppression est le capitalisme, on ne fait que diviser pour savoir qui est plus opprimé que les autres. Ce qui est une question stupide en soi.

    Les Indigènes cherchent à utiliser des divisions produites par le capitalisme pour leur propre usage. C’est sur la base de la reconnaissance que le capitalisme et la société de classe sont à la base de toute exploitation et de toute oppression que l’on parviendra à se battre tous contre la même chose.

    Sinon, il y aura toujours un énervé pour me dire que je suis « blanc », « pas chômeur », « pas une femme », « pas une femme noire ou verte », etc. et que donc je ne peux pas comprendre l’oppression des femmes chômeuses pas blanches habitant un quartier en friche. Ce qui est faux et n’a AUCUN INTÉRÊT.

    Seule l’unité en a un.

  • La Sulfateuse 20 octobre 2012 17:52

    Tiens, y a encore des abrutis qui confondent les "races" biologique et les "races" comme construit social.

    Allez donc voir des féministes et dites leur que les "genres" n’existent pas "biologiquement" et que donc les luttes féministes (qui partent de l’oppression des genre comme construits sociaux) sont des trucs "sexistes".

    L’égalité n’est pas déjà- là, elle est à construire, et pendant que certains idéalistes privilégiés se gargarisent d’être déjà hyper-déconstruits c’est pourtant toujours les mêmes qui se font taper sur la gueule.

    Enfin, rien de neuf sous le soleil, malheureusement !

  • Discussion publique « race et capitalisme » 22 octobre 2012 04:55, par VSGCI

    Le problème des féministes, c’est de s’attaquer à UNE conséquence (pas toutes, faut pas rêver !) sans toucher aux causes.

    C’est de s’attaquer à une conséquence de l’aliénation (le sexisme) produite par le capitalisme et les sociétés de classe qui l’ont précédé sans dire que le problème, c’est l’aliénation.

    C’est de nous expliquer qu’il est possible de lutter en tant que femme contre UNE forme d’aliénation, dans le cadre du capitalisme, et contre les hommes dans certains cas - il suffit de lire les inepties de Delphy sur la « classe de genre » pour savoir où ça peut mener.

    Ça ne me gêne pas de dire aux féministes que leur lutte n’est possible qu’en dénonçant le capitalisme comme principal producteur du sexisme, et que tous les exploités subissent l’aliénation comme elles.

    On peut d’ailleurs dire la même chose du racisme, et c’est bien parce que les Indigènes ne le comprennent pas qu’ils ne sont pas du bon côté de la barrière…

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