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Rencontre publique avec un camarade américain des IWW

dimanche 7 octobre 2012
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Samedi 6 octobre, une rencontre publique était organisée avec Erik Forman, un camarade américain membre des IWW (Industrial Workers of the World - organisation syndicaliste révolutionnaire à caractère international), à l’initiative de SUD Commerces et Services ile-de-France , du scial-RP CNT, des CSR et d’Autre Futur.

Employé de la chaîne de cafés Starbucks dans une grande ville du Midwest, notre camarade Erik effectue une tournée en Europe et en Afrique du Nord, à la rencontre des syndicalistes révolutionnaires pour échanger des expériences et nouer les indispensables contacts entre travailleurs confrontés à la même exploitation capitaliste.

A l’intention d’un public varié, pas toujours au fait de la réalité sociale et économique américaine, Erik a commencé par nous dresser un rapide tableau de la situation des travailleurs aux États-Unis. Soulignant l’écroulement du « rêve américain », qui aurait trouvé son plus grand accomplissement entre la fin de la Deuxième guerre mondiale et le début des années 70, il signale d’emblée que ce fameux « rêve » tenait déjà du mythe tant il laissait de côté une partie importante de la population, notamment les Afro-Américains et les travailleurs immigrés. Cela dit, pour une fraction notable de la classe ouvrière, cette période s’est traduite par une incontestable élévation du niveau de vie et par une certaine participation aux « fruits de la croissance » comme disent les économistes bourgeois. Cette période voyait aussi les syndicats institutionnels participer pleinement au jeu capitaliste, fût-ce en s’opposant parfois au patronat pour défendre la part du salaire dans la répartition de la plus-value. Mais dès le début des années 70, avec le premier choc pétrolier et ensuite avec les restructurations du capital connues sous le nom d’ultra-libéralisme ou de mondialisation, les conditions du rapport entre travail et capital se sont modifiées. D’une part l’emploi industriel a reculé au profit des services, et d’autre part le patronat ne s’est plus senti tenu de répartir les bénéfices de façon un peu moins inégalitaire. Au début des années 90, les IWW, qui avaient pratiquement disparu de la scène syndicale sous les coups de la répression étatique et patronale, renaissaient de leurs cendres, notamment dans le secteur des services.

Erik nous a ainsi décrit les conditions de travail dans le café Starbucks d’un des plus grands centres commerciaux du monde, le Mall of America de Minneapolis. Cet homme encore jeune fait l’amer constat que si les bâtiments du Mall, constamment entretenus, semblent connaître une éternelle jeunesse, soulignée par l’incessant renouvellement des marchandises, les travailleurs, eux, vieillissent prématurément du fait des cadences infernales, de l’épuisement consécutif aux tâches ingrates et répétitives, alors même que les patrons attendent toujours de leurs employés le sourire commercial de rigueur. Dans le secteur de la restauration rapide, nous explique-t-il, les salaires varient de 7,25 à 9 voire plus rarement 10 dollars de l’heure. La couverture maladie est soit inexistante soit insuffisante, le sous-emploi chronique, le harcèlement et les licenciements monnaie courante. … / …

Lire la suite, dont les échanges avec Erik sur :

http://www.autrefutur.net/Rencontre-publique-avec-un

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